Et voila le chapitre 5 !! Je vous remercie pour tous vos coms !! Sur ce, bonne lecture ^__^
Ps : Pour Tenshina, et NejiTentenLove, je ne préviens pas par mail !! Désolée ^^" Chapitre 5
Préparation et remords
Le pays de la glace n'avait de glacial que le nom, et peut-être aussi, sa famille royale. Même en cette période hivernale, le soleil brillait dans le ciel, inondant le paysage de rayons lumineux. Ce pays tenait son nom des hauts pics montagneux dont les sommets étaient de glaces faisant naître de petits arcs en ciel lorsque les rayons du soleil les traversaient.
Tenten admirait le paysage tandis qu'elle chevauchait au pas, en cette fin d'après midi, dans les rues de la capitale. Elle trouvait cet endroit féerique, et pour peu qu'elle n'eut pas un travail à accomplir, elle se serait bien crue dans un petit paradis. Mais un paradis ne pouvait abriter en son sein une personne capable de commanditer un meurtre. Et cela gâcha un peu la vision utopique que la jeune tueuse avait de ce royaume.
Elle ne s'était pas posée de question sur les motivations d'une telle demande. Tuer la princesse Hinata du pays de la glace était tout de même une chose grave, même si pour elle, cela n'était rien d'autre qu'un simple travail. Elle n'avait pas à savoir les raisons qui poussaient son employeur à vouloir éliminer sa future victime. Mais dans ce cas là, Tenten pensait fortement qu'il s'agissait d'un quelconque coup politique.
La jeune fille se sortit de ses pensées et réfléchit à la démarche à suivre. Elle songeait tout d'abord à trouver une auberge non loin du palais royal afin de se trouver à proximité du lieu de son futur crime avant de faire un tour de reconnaissance. Cela lui semblait correct pour un début de soirée. Elle pourrait agir pendant la nuit, lorsque tout le monde serait endormi. Ainsi, elle aurait moins de chance d'être repérée.
Son regard se posa sur un passant, un homme d'âge moyen, frisant sûrement la quarantaine, au ventre bien développé qui témoignait d'une vie d'abondance. Il saurait la renseigner sur la localisation de l'auberge qu'elle recherchait. Aussi, sans prêter attention à l'effet que son accoutrement pourrait avoir sur le bourgeois, elle décida de s'adresser à lui sans plus de cérémonie. Se penchant par dessus l'encolure de son cheval, elle l'interpella.
- Excusez moi.
L'homme tourna sa tête vers elle et eut un mouvement de recul en l'apercevant. Il fallait dire que la poussière du chemin et le sang qui maculait son épée et son vêtement n'inspirait pas vraiment la confiance. Il se demanda ce que pouvait lui vouloir un homme de ce genre, et après une légère réflexion, il décida qu'il n'avait pas tant envie que cela de le savoir.
Tenten put voir la terreur dans les yeux qui la fixaient et s'aperçut que tout les membres de son vis à vis tremblaient imperceptiblement. Elle comprit qu'il essayait de garder son sang froid pour ne pas céder à sa peur, mais cela ne dura que l'espace d'un instant.
Oubliant sa volonté de rester fort devant ce tueur, il échappa un petit gémissement d'effroi et préféra prendre la fuite sous les yeux hébétés de la jeune fille.
Poussant un soupir résigné, Tenten sentit qu'elle ne trouverait pas facilement d'aide dans cette ville. N'ayant pas d'autres vêtements que ceux la, mis à part ceux qu'elle porterait pour agir cette nuit, elle songea à garder son apparence actuelle. Il lui faudrait se débrouiller seule pour trouver son chemin. Elle espérait seulement que cela ne lui prendrait pas trop de temps.
La tueuse reprit sa route, se dirigeant lentement vers le palais royal et en souhaitant tomber sur une auberge qui la satisferait. Elle croisa encore plusieurs personnes sur son chemin, mais dès que ceux-ci l'apercevaient, ils détournaient le regard et quittaient rapidement l'endroit. Elle ne leur prêtait plus attention. Son esprit était préoccupé par ce qui aller arriver cette nuit là, et les risques qu'elle encourait si elle se faisait attraper. Il fallait qu'elle prenne toutes ses précautions pour ne pas foncer tête baissée.
Alors qu'elle pensait au moyen de tuer en toute discrétion la jeune princesse, hésitant entre ses dagues empoisonnées, et son fouet pour l'étrangler, elle porta son regard sur un petit jardin privé dans lequel des vêtements féminins séchaient tranquillement au vent. Elle eut un petit sourire tandis que d'un geste bref de la main elle stoppait sa monture.
Sans perdre une minute de plus, elle sauta à bas de son cheval et s'introduisit dans le jardin en sautant souplement par dessus le muret qui le séparait du reste de la rue. Après une rapide vérification des alentours pour éviter de se faire repérer, elle se saisit des vêtements et les jeta rapidement sur son épaule avant de faire chemin inverse.
Une fois qu'elle retrouva son cheval, elle s'engouffra dans une ruelle isolée et sombre pour pouvoir se changer sans être dérangée. Si on la surprenait, non seulement sa mission serait un échec, mais c'était toute sa couverture qui tombait à l'eau. Elle jouait gros, mais elle n'avait pas le choix si elle tenait à gagner la confiance des habitants de la ville pour qu'ils daignent enfin lui fournir le tout petit renseignement qu'elle demandait innocemment.
Une fois vêtue, la jeune fille ressortit méconnaissable de la ruelle. Elle se hâta de ranger ses vêtements de tueuse dans l'une des sacoches accrochées à sa selle avant de s'envelopper de sa cape pour dissimuler son épée et son fouet. Ses poignards, eux, avaient été habilement dissimulés dans ses jupons. S'ils la fuyaient encore après cela, elle ne comprendrait plus rien.
Tenten chercha des yeux la personne qu'elle pourrait interroger et trouva une jeune femme qui semblait revenir de ses courses si elle en jugeait aux paniers de victuailles qu'elle transportait. La jeune tueuse s'approcha de la citadine et prenant soin de paraître le plus féminine et la moins menaçante possible, elle demanda :
- Pardonnez moi, sauriez vous où je pourrais trouver une auberge qui soit à moins de cent mètres du palais, s'il vous plait ?
- A moins de cent mètres ? répéta la jeune femme visiblement décontenancée par tant de précision dans la demande.
Tenten devait avouer que cela pouvait surprendre et qu'elle n'y était pas allée dans le subtile. Mais elle commençait à perdre patience et elle souhaitait aller droit au but. Sinon, à cette allure, elle serait encore en train de tourner en rond dans cette ville au couchée du soleil. Elle répondit donc avec un peu d'énervement dans sa voix :
- Oui, à moins de cent mètres ! En quoi cela peut-il être choquant ?
Son interlocutrice hésita, puis répondit confuse :
- Pour rien... euh, je crois qu'il y en a une à dix minutes d'ici, il vous suffit de continuer dans cette direction puis de tourner à droite lorsque vous serez arrivée à la grande place de la ville. Vous ne pourrez sans doute pas la rater...
- Merci ! lança avec hargne la jeune fille.
Décidément, il était vraiment difficile de soutirer des informations aux habitants de cette capitale. Elle essaya de se calmer tout en rejoignant son cheval et en le montant pour arriver plus vite à destination. Elle n'avait pas que cela à faire, elle devait encore effectuer son tour de repérage.
En talonnant sa monture pour la faire aller au trot, elle ne put s'empêcher de penser que sa question pourrait faire naître des soupçons sur elle si cette femme était de nature méfiante. Mais cela ne sembla pas la gêner outre mesure. Elle ne s'inquiétait pas pour si peu. Après tout, le lendemain, elle serait déjà repartie pour le pays du feu en laissant derrière elle un cadavre encore chaud. C'était tout ce qui comptait.
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Neji venait tout juste de terminer sa journée de travail en tant que prince héritier et il pouvait maintenant s'accorder un peu de repos. Un repos qu'il jugeait bien mérité. Mais pour le jeune homme, cela ne signifiait pas, comme pour Shikamaru, une bonne sieste avant le repas. Il se dirigea vers la salle d'arme et s'y engagea comme il le faisait chaque soir, ou chaque matin, selon son humeur.
La salle d'arme était une grande pièce contenant une multitude d'équipement de guerre que Neji ne regarda qu'à peine. Les armures qui brillaient, les sabres et les épées accrochées aux murs, les lances abandonnées dans un coin, les dagues, poignards, couteaux, qui reposaient sur des tables prévues à cet effet, et les bandages rangés dans des coffres, il les connaissait par c½ur. Il n'y avait plus l'attrait de la nouveauté. Il n'avait plus cette excitation de petit garçon lorsqu'il était entré pour la première fois dans cette salle.
Ce fut donc, avec une sorte d'ennuie blasé qu'il s'approcha de deux courtes épées, ses armes favorites, pour s'en saisir. Il les soupesa, les examina pour voir si elles avaient été entretenues, et fini par les emporter avec lui. Il avait une grande envie de se défouler dans la salle d'entraînement du palais qu'il semblait être le seul à s'en servir. Après cela, il songeait à prendre un bain relaxant et enfin un massage qui lui ferait le plus grand bien.
Il traversa un petit couloir et ouvrit l'une des deux grandes portes qui donnaient sur la salle d'entraînement. Celle-ci se trouvait être assez proche de la salle d'arme, ce qui était pour le moins pratique. Il s'avança jusqu'au centre de la pièce et commença à effectuer des mouvements légers, et gracieux. Cela avait plus l'air d'une danse que d'un style de combat. Pourtant, lorsqu'il se battait réellement, il devenait une véritable machine à tuer. Personne ne lui arrivait à la cheville, et il le savait. C'était aussi pour cela qu'il s'entraînait chaque jour, afin de garder un niveau plus qu'acceptable.
Mais plus que pour garder la forme, il lui semblait qu'en accomplissant cette habitude prise depuis son enfance, il se rapprochait un peu de son père. C'était lui qui l'avait initié au maniement des armes, et chaque jour, il l'avait emmené dans cette salle pour le faire travailler d'arrache pied. Exigeant mais juste, il l'avait fait progresser à une allure incroyable. Il fallait dire que Neji était vraiment doué, très doué. Et son père l'avait souvent complimenté sur ses facultés. Il ne lui avait jamais dit de vive voix, mais Neji savait que son père était fier de lui. En tout, cas, il faisait tout pour que ce soit le cas de là où il se trouvait.
Le jeune prince eut un sourire en évoquant ces souvenirs. Un sourire triste qui lui fit redoubler d'ardeur. Ses gestes devinrent plus rapides, plus précis, plus élégants. Sa respiration qu'il contrôlait à la perfection s'accéléra. Il n'avait pas de témoins, il n'aimait pas s'entraîner sous des yeux scrutateurs. Il préférait la solitude et la tranquillité. Bien qu'Hinata, Hanabi, ou encore son oncle, lui eut proposé de le regarder en simples spectateurs, il s'y était toujours refusé dans une sorte de pudeur secrète.
Le jeune homme termina sa séance sur un dernier mouvement dont la complexité aurait donné du fil à retordre à quiconque n'était pas lui. Ses bras commençaient tout juste à le brûler, résultat de ses efforts intenses. Mais cela ne le gênait pas, bien au contraire. C'était le but qu'il recherchait. Il essuya la sueur qui mouillait son front et songea qu'un bain ne serait pas de trop avant de se rendre au dîner.
Neji quitta la salle d'entraînement et se rendit tout d'abord dans la salle d'arme pour ranger ses deux épées. Puis, il ressortit et se rendit dans ses appartements dans l'aile gauche afin de se laver pour quitter cette affreuse odeur de transpiration.
Il passa devant plusieurs serviteurs qui se baissèrent dans une révérence parfaite. Il les ignora, trop habitué à ces marques de respects pour y porter encore attention. Tout cela était devenu habituel pour lui. Sa vie n'avait rien de bien excitante. Au contraire. Chaque minute qui passait voyait le répéter les mêmes gestes, les mêmes actions, presque les mêmes paroles. Il aurait voulu échapper un instant à cette fichue vie, mais il ne le pouvait pas, même en rêve. Il était le seul représentant masculin de la famille royale, il était donc le seul apte à reprendre le royaume à la mort de son oncle.
Le jeune homme entra dans sa chambre et se dirigea directement dans sa salle de bain. Au centre de cette pièce de taille respectable se trouvait un bassin dont l'eau était tenue continuellement chaude par des servantes.
Il se déshabilla et entra dans le bassin avec un soupir de bien être. Tous ses membres fatigués lui en furent reconnaissant et se relâchèrent lentement. Il se détendit, profitant de ce moment pour se laisser aller à la rêverie. Dans un petit instant, il savait qu'une jeune femme entrerait pour le laver avant de laisser sa place à une autre domestique qui se chargerait de le masser avec des huiles odorantes.
Comme un mécanisme bien rodé, une jeune servante pénétra dans la salle et se dirigea directement vers lui avec des savons et tout un tas de produits dont il ignorait les fonctions et qu'il ne cherchait pas à deviner. Il la laissa faire avec une certaine habitude. Les mains qui frictionnaient doucement son corps le laissaient de marbre. Il y avait longtemps qu'il avait appris à contrôler ses réactions. Son expression demeurait toujours aussi glaciale et rien ne pouvait prouver que les efforts de la servante pour lui plaire provoquaient en lui une quelconque réaction.
Se décourageant, elle termina ses soins et le laissa profiter encore un peu de son bain. Il n'y resta cependant pas bien longtemps. Attrapant une serviette d'une blancheur immaculée, il s'en enveloppa les hanches et se dirigea vers la table de massage sur laquelle il s'allongea sans plus de cérémonie. Ce geste fut comme le signal qu'attendait une autre servante qui apparut alors dans la salle de bain pour s'occuper de son royal maître.
Elle attarda son regard sur le dos musclé de Neji et eut un sourire en pensant y plaquer ses mains. Elle humidifia celles-ci avec des huiles essentielles et commença à masser soigneusement les épaules et le reste du dos du jeune prince qui ferma les yeux pour mieux savourer ce contact.
Les gestes sensuels de la jeune femme lui fit vite comprendre quel désir il suscitait en elle, mais comme pour la première, il n'était pas d'humeur à lui donner satisfaction. En ce moment, l'amour physique ne lui faisait pas envie. Il avait trop de soucis pour se laisser complètement aller comme cela devrait être. Il préférait donc s'abstenir.
Il se laissa palper et masser pendant près d'un heure, puis enfin, il congédia la domestique pour pouvoir se préparer pour le dîner qu'il prenait chaque soir en compagnie de sa famille. Quittant la salle de bain, il se dirigea vers son lit où une tenue de circonstance l'attendait, choisie avec soin par une des servantes détachées à ses appartements. Il ne lui restait plus qu'à l'enfiler...
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Sasuke réfléchissait sans même prêter attention à celle qui le regardait depuis plus d'une demi heure avec un petit sourire amusé sur les lèvres. Trop plongé dans ses pensées, il songeait au plan qu'il venait de mettre au point dans les grandes lignes et qui le satisfaisait largement. Suite à sa conversation avec Naruto, le jeune roi avait convenu que la guerre n'était pas la meilleure solution à son problème avec la famille royale du pays de la glace. Et il avait trouvé une idée qui pourrait remédier à cet obstacle.
Sakura détaillait son fiancé sans aucune gêne. Elle le connaissait depuis maintenant dix ans et elle pouvait deviner lorsqu'il s'égarait dans ses pensées. Elle le laissait alors faire, ne cherchant pas à le ramener à la réalité, en profitant pour admirer sa beauté sans qu'il ne le remarque. Et elle le trouvait terriblement beau dans cette pose sérieuse et réfléchit. Elle aurait pu rester ainsi pendant des heures.
La jeune roi se secoua mentalement en songeant qu'il n'était pas seul dans ce salon et qu'une adorable jeune femme lui tenait toujours compagnie. Il reporta son regard charbon sur Sakura et lui lança un micro sourire. Il aimait la voir fondre dès qu'il lui adressait ce genre de petites attentions.
Il ne savait pas trop ce qui l'avait attiré chez elle. Après tout, elle n'était pas plus belle qu'une autre, même si les traits fin et réguliers de son visage la rendaient terriblement attirante. Et ce n'était pas son mauvais caractère qui devait lui avoir plu dès qu'il l'avait vu. Peut-être ses cheveux roses pâles, couleur pour le moins inhabituelle. Il ne savait pas. Mais une chose était sure, il ne pouvait plus se passer d'elle. Mais cela, il ne l'avouerait sûrement jamais.
La jeune femme ne put s'empêcher de vouloir savoir ce qui tracassait son amant et se donna donc pour mission de lui tirer les vers du nez. Pour cela, elle se rapprocha de lui et s'assit sur ses genoux en entourant son cou de ses bras. Elle murmura sur un ton de conspiratrice qui ne se prend pas vraiment au sérieux.
- Sasuke... Que mijotes tu ?
Il haussa un sourcil dans une expression faussement surprise et considéra la jeune femme qui se tenait sur ses genoux. Comment arrivait elle à lire en lui aussi facilement ? Voilà encore une question à laquelle il avait du mal à trouver une réponse. Néanmoins, il essaya de garder son secret.
- Je ne vois pas du tout de quoi tu parles.
Elle eut un petit rire amusé. Sasuke Uchiwa ne pouvait pas lui mentir à elle, elle le connaissait trop bien pour se laisser avoir. Aussi répondit elle avec une moue déterminée.
- N'essaie pas de te défiler, je te connais trop bien. Alors...?
- Alors rien.
- Sasuke...!
Elle serra les poings, commençant vaguement à s'énerver. Elle détestait qu'il n'ait pas assez confiance en elle pour lui confier ce qui semblait tant le préoccuper. N'était elle pas sa fiancée après tout ? Ne s'aimaient ils donc pas ?
Sasuke reconnut tout de suite la colère dans les yeux de la jeune femme et ne put réprimer un autre sourire. Agacer Sakura devenait chez lui un véritable passe temps qu'il ne se lassait pas de pratiquer. C'était tellement tentant de la faire enrager elle qui s'emportait si facilement. Il suffisait de demander à Naruto qui était devenu champion à ce jeu sans même le vouloir et qui se prenait parfois des coups assez douloureux.
- Je te promets de te mettre dans la confidence, mais pas tout de suite. Pour l'instant, occupe toi juste de me satisfaire.
La jeune fille se calma presque aussitôt. Elle ne pouvait pas lui résister et il le savait très bien. Cela agaçait la jeune femme de ne pas pouvoir faire preuve de davantage de volonté face à lui. Mais elle n'y pouvait rien. Elle l'aimait. Cela expliquait tout.
- Te satisfaire ? C'est à dire ? fit elle sur un ton taquin mêlé de sensualité.
Il ne lui répondit pas. A quoi bon ? Il était beaucoup plus simple de lui montrer ce qu'il attendait d'elle. Posant ses lèvres sur celles de sa fiancée, il ne lui laissa pas la possibilité de continuer son flot de question. Sakura ferma les yeux pour mieux profiter de ce contact, répondant avec ardeur au baiser du jeune roi. Son c½ur bondissait dans sa poitrine comme à chaque fois, et elle ne cherchait pas à le calmer.
Il referma ses bras sur la jeune fille, et approfondit leur baiser. Ils auraient put rester ainsi pendant de longues minutes si la porte de s'était pas ouverte brusquement pour laisser passer une tornade blonde.
Sasuke et Sakura se séparèrent et lancèrent un regard assassin à celle qui venait si grossièrement de les déranger.
La jeune femme qui venait d'entrer sans même imaginer qui pouvait se trouver dans la pièce ne s'aperçut même pas de leur présence et sembla chercher quelque chose dans l'un des meubles de rangements présents dans la salle.
Sakura se sentit profondément déçue d'avoir été ainsi interrompue dans son baiser avec l'amour de sa vie. En cet instant, elle aurait donné n'importe quoi pour assommer celle qui ne semblait même pas leur prêter une quelconque attention. Si elle n'avait pas été son amie, la jeune femme serait sûrement entrée dans une colère noire.
Quant à Sasuke, il n'appréciait pas tant que cela cette interruption de très mauvais goût. Frustré de ne pas pouvoir terminer ce qu'il venait de commencer, le jeune homme fronça les sourcils et sans lâcher Sakura, essaya de garder son calme. Il ne serait pas dit qu'un Uchiwa se laisserait aller à la colère. Mais il ne put tout de même s'empêcher d'apostropher la nouvelle venue avec une froideur à glacer le sang de n'importe qui.
- Je peux savoir ce que tu viens faire là, Temari ?
La jeune femme se retourna vers eux et sembla enfin se rendre compte de leur existence. Elle ne rougit même pas de les avoir déranger et affronta le regard noir du jeune roi avec courage. Oui, la voix glaciale du jeune homme aurait pu terrifier n'importe qui, mais la belle Temari n'était pas n'importe qui...
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Tenten rejoignit enfin l'auberge tant recherchée et espéra qu'elle ne soit pas complète. Il ne manquerait plus qu'elle ne trouve aucune chambre. Mais en cette saison, c'était peu probable. Aussi pénétra t-elle dans la salle commune, qui servait de restaurant aux clients, avec assurance.
C'était une grande pièce, meublée de plusieurs tables et chaises dont quelques unes étaient occupées. Au fond, dans une grande cheminée, un feu brûlait et rôtissait en même temps un cartier de viande qui lui ouvrit l'appétit.
Elle se dirigea vers le comptoir où un homme, probablement le propriétaire, la fixait depuis son entrée. C'était un individu propre sur lui, élégant, quoique ses vêtements ne soient pas non plus de première qualité. Il avait un visage commun, mais qui donnait une impression de confiance et d'honnêteté.
Lui même ne cessait de détailler cette jeune fille qui venait de pénétrer dans son auberge et qui ne ressemblait à personne qu'il eut connu. Loin d'être perdue, elle semblait pleine d'assurance, comme si elle savait exactement ce qu'elle faisait, ce qui était le cas. Il songea que ce n'était sûrement pas une amoureuse venant retrouver son amant. Il n'y avait pas de peur ou de tension dans son regard. Et cela, plus sa jeunesse, le rendait méfiant à son égard.
La jeune fille posa son bras gauche sur le comptoir et demanda d'une voix nette :
- Il vous reste une chambre ?
Le pauvre aubergiste sursauta devant la voix légèrement grave de celle qui lui faisait face. Cette jeune fille était définitivement différente des autres représentantes du sexe faible qu'il avait pu rencontrer jusqu'ici. Il décida de ne rien montrer de la méfiance qu'il ressentait envers elle et ce fut donc d'une voix neutre qu'il lui répondit :
- Bien sûr... Combien de temps compter vous rester ?
Tenten réfléchit un instant. Cela ne devrait pas lui prendre plus d'une nuit, mais la prudence quant à des imprévus, lui fit plutôt tenir ces propos :
- Deux nuits.
- Prendrez vous vos repas ici ?
- Non.
- Alors la chambre seule vous coûte dix pièces d'argent.
Les prix étaient raisonnables. Elle sortit la dite somme de sa bourse et la tendit au tenancier qui la récupéra sans plus d'émotion. Il la rangea avant de chercher une clé dans le petit meuble de rangement qui se trouvait derrière lui. Lorsqu'il trouva ce qu'il cherchait, il la posa sur le comptoir et déclara :
- Voici la clé de la votre chambre. C'est la dernière à droite, premier étage, couloir de droite.
- Merci.
Tenten ne fit qu'une seule constatation. Ce n'était pas l'amabilité qui l'étouffait. Sur cette pensée et sans un autre regard pour le patron de l'établissement, elle s'engagea dans les escaliers pour rejoindre l'étage où se trouvait sa chambre.
Prenant le couloir de droite elle chercha la dernière porte et enfonça la clé dans la serrure pour l'ouvrir. Un déclic lui répondit. Elle pénétra dans la chambre et referma consciencieusement la porte pour éviter que quelqu'un puisse être témoin de ce qu'elle comptait faire.
Avisant la pièce dans laquelle elle se trouvait, elle put distinguer un lit double, une armoire pour ses vêtements, une table de chevet et un petit bureau pour sa correspondance. C'était un endroit agréable et bien entretenu qui lui arracha un petit sourire d'aise. Pour une fois, elle ne prendrait pas de repos dans un lieu sordide comme cela pouvait lui arriver.
Elle jeta la sacoche qui lui servait de valise sur son lit et se débarrassa de sa cape. Comme il ne lui restait plus que son tour de repérage, elle pouvait se séparer de quelques unes de ses armes pour être plus légère. Elle retira donc son épée, ses deux poignards empoisonnés, et ses poings américains qu'elle avait cachés dans ses poches. Elle ne garda sur elle que sa dague et son fouet.
Une fois satisfaite, elle se dirigea vers la fenêtre qui donnait sur la rue et l'ouvrit comme pour faire entrer l'air frais dans la pièce. Elle s'y appuya un moment pour regarder s'il y avait du monde dans la rue à cette heure, et si la hauteur lui permettait de s'évader de sa chambre par là.
Cela semblait tout à fait possible et elle n'hésita pas à glisser son corps entier par l'ouverture pour sauter dans la rue silencieuse. Aussi agile qu'un chat, elle ne fit aucun bruit et se releva sans mal.
La jeune tueuse prit la direction du palais royal tout en remontant la capuche de sa cape sur ses cheveux afin de dissimuler son visage. Rapidement, elle se retrouva devant les grilles qui protégeaient l'enceinte de la demeure royale. Une immense porte gardée par deux sentinelles était encore ouverte à cette heure, mais la jeune fille ne doutait pas qu'elle serait refermée dès les premières heures de la nuit.
Elle fit le tour et remarqua que les cuisines donnaient sur la cour arrière du palais. Des serviteurs s'y engouffraient régulièrement. Ils n'avaient visiblement pas le droit de passer par l'entrée principale. Cela aurait été indécent.
C'était par là qu'elle devrait passer pour rejoindre le grand hall. A partir de là, un itinéraire lui avait été décrit par son commanditaire sur la feuille contenant ses instructions que lui avait remise la belle servante. Il lui serait sûrement aisé de rejoindre la chambre de la princesse Hinata.
Quant aux gardes, ils étaient souvent moins actifs et moins attentifs la nuit. Elle profiterait de cette faiblesse dans la protection du palais.
Après avoir fait un rapide calcul du temps que cela prendrait, elle retourna à son auberge pour prendre un peu de repos avant de passer à l'action vers minuit. Il fallait qu'elle dorme pour être tout à fait efficace.
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Après le dîner, Hinata avait été surprise de voir sa jeune s½ur se rendre dans les jardins privés du palais qui faisaient la fierté du roi Hiashi. Le geste en lui même était tout à fait banal, mais connaissant Hanabi, la jeune princesse songea que quelque chose n'allait pas.
Habituellement, sa s½ur retrouvait directement ses appartements pour prendre du repos. Jamais Hinata ne l'avait vu se rendre à l'extérieur à cette heure.
Elle décida de la rejoindre pour essayer de comprendre ce changement de comportement. Peut-être avait elle un soucis ? Si c'était le cas, elle souhaitait vivement l'aider. Sinon, elle pourrait toujours la réconforter et discuter un petit peu avec elle comme elles le faisaient souvent lorsque leur mère était encore vivante.
Elle suivit donc sa s½ur dans les jardins.
Hanabi n'avait pas le c½ur à se coucher tôt aujourd'hui. Elle avait le pressentiment que le tueur qu'elle avait engagé allait bientôt passer à l'action, et étrangement, cela la terrorisait. Pourquoi avait elle donc fait une telle chose ?
Ces derniers jours, un combat sans merci s'était engagé entre sa volonté d'avoir Neji pour elle seule, et ses remords tellement douloureux. Finalement, c'étaient ces derniers qui avaient remportés la bataille. Avec le recul, elle trouvait cela terriblement stupide. Un véritable caprice d'enfant gâtée. Voilà ce à quoi elle comparait son acte. Neji avait raison de tant la détester. Elle même se dégoûtait à ce moment précis.
Elle se dirigea directement vers le banc le plus proche, celui la même que Shikamaru utilisait pour regarder les nuages. Elle s'y assit et contempla un instant la fontaine qui coulait paisiblement près d'elle. Tout semblait tellement calme, qu'elle aurait pue penser être dans un rêve. Rien ne pouvait seulement prédire que quelque chose d'atroce aller se produire sous peu. Et cela par sa faute.
Elle allait se perdre dans ses pensées, lorsqu'un bruit de pas légers la fit sursauter et tourner la tête dans la direction de sa s½ur aînée. Cette dernière lui lança un petit sourire et lui demanda gentiment :
- Puis je prendre place près de toi ?
Pour toute réponse, la jeune fille lui fit signe de s'asseoir près d'elle. Hinata s'installa à côté d'elle et laissa planer un silence apaisant. Aucune d'entre elles ne semblaient vouloir prendre la parole. Hinata espérait qu'Hanabi se confierait à elle d'elle même, alors que celle-ci espérait que sa s½ur respecte son silence.
Hinata poussa un petit soupir et murmura :
- Il fait bon ce soir, tu ne trouves pas ?
- Hum...
- Tu sembles soucieuse, voudrais tu m'en parler ?
Hanabi crut s'étouffer avec sa salive. Lui parler de ce qui la tracassait tant ? Comment pourrait elle lui avouer qu'elle avait payée un tueur à gage pour mettre fin à sa vie qui lui paraissait gênante quelques jours encore auparavant ?
Jamais elle ne pourrait le lui avouer. Jamais. Et pourtant, elle rêvait de pouvoir se confier à quelqu'un. Mais personne ici ne pourrait la comprendre, et surtout pas sa s½ur.
Hinata prit cette absence de réponse pour de la pudeur de la part de sa cadette. Et aussi, peut-être, pour un manque de confiance en elle. Elle souhaita donc lui prouver qu'elle pouvait tout lui dire. Posant une main réconfortante sur l'épaule de la jeune princesse, la jeune fille lui sourit posément.
- Tu sais, j'aimerais vraiment que tu te confies à moi comme avant. Tu es ma petite s½ur, et je t'aime énormément... Tu n'es pas obligée de te renfermer sur toi même.
- Je ne me renferme pas !
- Alors pourquoi es tu si distante depuis la mort de maman ?
Hanabi tressaillit. C'était une bonne question que celle la. Elle ignorait pourquoi elle était devenue aussi froide avec sa s½ur aînée depuis la perte de leur mère. Il était arrivé tellement de chose à cette époque. Ses sentiments envers Neji s'étaient affirmés. Son père l'avait couvée de toutes les attentions. Et peu à peu, la jalousie avait prit place dans son c½ur. Mais surtout, c'était la tristesse qui avait envahie son âme qui l'avait éloignée de sa s½ur.
- Tu lui ressembles tellement... Quand je te vois, j'ai l'impression que maman est encore vivante, mais ensuite, je me rends compte que ce n'est pas elle, mais toi. Et alors, je me sens encore plus triste qu'avant, et tellement ridicule d'avoir cru qu'elle pouvait encore être auprès de moi, murmura faiblement Hanabi.
Les yeux de la jeune princesse s'embuèrent. Depuis maintenant onze ans, elle n'avait plus adressé un seul mot gentil à Hinata à cause de sa ressemblance avec leur mère. Et aujourd'hui, elle vidait enfin l'amertume qui avait envahit son c½ur et son être. Cela lui faisait tellement de bien de pouvoir lui parler comme avant. Il lui semblait retrouver son innocence de petite fille.
Hinata passa son bras sur les épaules de sa jeune s½ur et la rapprocha d'elle pour lui communiquer sa chaleur et sa tendresse. Elle voulait qu'Hanabi se sente mieux, qu'elle comprenne qu'elle ne lui en voulait pas de sa froideur d'autrefois. Que seuls comptaient les moments où elles étaient proches l'une de l'autre. Elle lui fit avec beaucoup de douceur :
- Tu sais, tu n'es pas la seule à revoir notre mère dans les traits de l'autre. Même si tu as hérité de la beauté
de notre père, tu ressembles bien plus à maman moralement. Tu es aussi courageuse qu'elle. Tu as sa volonté, son énergie, son entrain, sa présence... Parfois, j'aimerais être comme toi... Tu sembles si...invulnérable...si forte. Moi, j'ai l'impression de ne pas mener ma vie comme je le souhaiterais, d'être incapable de tenir tête à quiconque. Je suis jalouse de ton indépendance et de ton caractère impétueux Hanabi.
La jeune princesse laissa couler ses larmes sans même songer à les essuyer. Elle sentait terriblement coupable. Sa s½ur lui parlait avec tant de douceur, d'amour, et elle, elle avait souhaité sa mort. Elle avait vendu la vie de sa s½ur pour cinq cent pièces d'or ! Comment pourrait elle lui pardonner un tel geste ? Elle même ignorait si elle pourrait un jour se déculpabiliser.
Oubliant les convenances, elle se jeta dans les bras de son aînée et la serra contre elle dans une sorte de désespoir muet. Hinata lui rendit son étreinte, ne sachant comment l'interpréter mais sachant que sa cadette avait besoin de son réconfort. Hanabi ne put s'empêcher de sangloter :
- Tu ne devrais pas rêver d'être comme moi. Tu es bien trop pure et honnête pour vouloir ressembler à un ...monstre. C'est moi qui aimerais te ressembler davantage Hinata.
- Pourquoi ...?
Mais la princesse héritière ne put finir sa question. Hanabi s'était arrachée de la douce étreinte de sa s½ur qu'elle ne méritait pas et s'enfuit en courant jusqu'à sa chambre qu'elle refusa de quitter. Elle aurait tout donné pour pouvoir faire marche arrière. Pour ne pas aimer son cousin comme elle l'aimait. Pour ne pas être jalouse à ce point. Pour ne pas refaire la même erreur.
Hinata resta encore un peu sur le banc, essayant de comprendre pourquoi sa petite s½ur s'était traitée de monstre...
Et voila encore un de fini =D J'aime bien la scène de Neji et de Hinata et Hanabi !! J'espère qu'il vous a plus =) Si vous avez des remarques positives ou négatives, n'hésitez pas ! Je ne cherche qu'à m'améliorer =) S'il y a encore des fautes malgré toutes mes relectures, n'hésitez pas à me les souligner dans un com ^^)
Prochain chapitre : Une rencontre... inattendue
PS : Promis dans celui la ils se rencontrent enfin XD