oooOOooo IMPORTANT oooOOooo

Avancement


Chapitre 27 ==> en ligne

Chapitre 28 ==> En cours d'écriture... 75%


Hum hum... Je sens que je vais me faire taper, mais bon, tant pis ! Suite à une grosse période d'exam, ma correctrice ne pourra pas assurer la correction de mes prochains chapitres >.> Il y a donc de grande chance qu'il n'y est pas de parrution avant la mis décembre. Désolée. Mais je continu d'écrire la suite, et dès que tout sera revenu à la normale, je publirai les prochains chapitres. Je vous remercie donc pour votre compréhension et je vous dis à bientôt pour la suite !

Votre autatrice débordée par ses cours...

# Posté le mercredi 16 septembre 2009 07:31

Modifié le dimanche 22 novembre 2009 16:14

présentation

présentation
image de moi, tablette graphique, Neji et Tenten


Bienvenue sur mon blog


J'aime imaginer

J'aime créer

J'aime partager


Sur ce blog :

Une fiction de ma composition, qui je l'espère vous plaira...

Des dessins sortis tout droit de mes crayons, et qui apparaitrons sur certains articles ( Ce sera précisé )


La fiction :

Résumé : Tenten mène une double vie. Jeune fille sans histoire le jour, vivant au village de Konoha, sorte de capitale du pays du feu, elle devient une redoutable tueuse à gage la nuit.
Sa réputation n'est plus à faire, et elle le sait. Exigeante, elle ne prend que les contrats qui lui promettent une bonne rémunération, et un défi digne de ce nom. Mais qu'est ce qui la pousse à agir ainsi ?

Neji, prince du pays de la glace, héritier du trône, se voit fiancé à sa cousine Hinata, qu'il aime beaucoup, mais seulement comme une s½ur. Mais responsabilité oblige, il fait face au choix de son oncle sans broncher.
Hanabi, cousine de ce dernier, est follement amoureuse de lui. Prête à tout, elle agit sous le coup de la jalousie et semble regretter son geste par la suite. Est-elle donc si amoureuse de Neji qu'elle ne le croit ?
Hinata trop timide pour faire face à son père accepte de lui obéir mais elle reste désespérément amoureuse d'un souvenir....
Au pays du feu, Sasuke Uchiwa, jeune roi, se prépare à déclarer la guerre au pays de la glace. Sous les invectives de son meilleur ami, Naruto, il décide de retarder son attaque, mais à quel fin ?
Temari, pupille de la famille royale des Uchiwa au même titre que Naruto, à été rejetée par son propre père et ignore tout de ses deux jeunes frères. Lorsque l'occasion qu'elle attend depuis si longtemps se présentera, saura t-elle s'en saisir? Avec l'aide de Shikamaru...qui sait...

Disclaimer : Sauf rares exceptions, tous les personnages de cette fiction appartiennent à Masashi Kishimoto =)

Rating : Restreint ( pour plus de sécurité ^^" )

Genre : Romance, aventure, drame...

OCC possibles : La plupart des personnages ( tous ? ) le seront à plus ou moins grande échelle =S

Pairing : Couples traditionnels et autres couples...

Personnages principaux : Neji et Tenten



Blog de critiques :
cherche-moi-attrape-moi ==> Des critiques détaillées, des conseils, une note, un avis...
critiques-fanfic-naruto ==> Des critiques , notation détaillée, une note...
dedicaces-critiques-fics ==> En construction...
givemeacoockie ==> Des critiques détaillées, des conseils, une note...
stop-fanfic-en-faillite ==> aucune critique en ligne


Une seule exigence :

Exprimez vous ! Tous les commentaires sont permis, surtout les critiques constructives, les conseils, et les encouragements...
Si vous n'aimez pas, ce n'est pas un drame, chacun ses goûts et je ne prétends pas que ma fic soit la meilleure, loin de là, mais je ne demande qu'à m'améliorer =)
Si vous aimez, j'en suis trés contente, cette fic est là pour ça =)


Sommaire

ooOoo Prologue ooOoo
ooOoo Chapitre 1 ooOoo
ooOoo Chapitre 2 ooOoo
ooOoo Chapitre 3 ooOoo
ooOoo Chapitre 4 ooOoo
ooOoo Chapitre 5 ooOoo
ooOoo Chapitre 6 ooOoo
ooOoo Chapitre 7 ooOoo
ooOoo Chapitre 8 ooOoo
ooOoo Chapitre 9 ooOoo
ooOoo Chapitre 10 ooOoo
ooOoo Chapitre 11 ooOoo
ooOoo Chapitre 12 ooOoo
ooOoo Chapitre 13 ooOoo
ooOoo Chapitre 14 ooOoo
ooOoo Chapitre 15 ooOoo
ooOoo Chapitre 16 ooOoo
ooOoo Chapitre 17 ooOoo
ooOoo Chapitre 18 ooOoo
ooOoo Chapitre 19 ooOoo
ooOoo Chapitre 20 ooOoo
ooOoo Chapitre 21 ooOoo
ooOoo Chapitre 22 ooOoo
ooOoo Chapitre 23 ooOoo
ooOoo Chapitre 24 ooOoo
ooOoo Chapitre 25 ooOoo
ooOoo Chapitre 26 ooOoo
ooOoo Chapitre 27 ooOoo


Article hors fiction :

ooOoo Avant dernier article==> Prévenus ooOoo
ooOoo Dernier article ==> Questions ooOoo

Bonne lecture =D


Ma super bêta-lectrice ==> ici
Ma correctrice ==> ici

Premiers chapitres en recorrections par ma correctrice...

# Posté le mardi 28 avril 2009 08:34

Modifié le lundi 09 novembre 2009 16:07

oooOOOooo Tueuse à gage oooOOOooo prologue

oooOOOooo Tueuse à gage oooOOOooo  prologue
Sur mon autre blog, les images sont de moi, sur celui ci, je n'aurai pas le temps de les faire moi même donc je les prends sur internet ! J'ignore qui est l'auteur de cette image mais elle va trés bien avec mon prologue ^^ si je mets des images de moi, je le préciserai !! ^^ Bonne lecture


Prologue





Tenten essuya la lame de son épée sur le cadavre encore chaud de l'homme qu'elle venait de faire périr. Une fois l'arme nettoyée de façon sommaire, la jeune fille la glissa lentement dans son foureau.

Elle était satisfaite de son travail. Propre et rapide, comme d'habitude. C'était d'ailleurs pour cela que les seigneurs l'engageaient pour assassiner les personnes qui devenaient gênantes pour eux.

La jeune fille se fichait de savoir qui elle devait tuer, et ce qu'il pouvait avoir fait. Du moment que le prix qu'on lui proposait était conséquent, elle ne cherchait pas à en savoir plus. C'était l'une de ses qualités en tant que tueuse à gage. La discrétion !

Tenten sortit de la tente, un petit sourire aux lèvres, avant de quitter le lieu de son massacre. Demain, tout le monde saurait que le général de l'armée de Suna venait de périr, mystérieusement tué, et elle pourrait toucher l'autre moitié de son salaire.

Telle une ombre insaisissable, elle disparut dans la nuit...


oooOOOoooOOOooo


Allongée dans son lit, ne dormant pas si profondément qu'on aurait pu le croire, la jeune fille récupérait de son récent travail. Une main négligemment glissée sous son coussin, elle se tenait prête à se battre au moindre mouvement suspect, ou au moindre bruit inhabituel.

La dague qu'elle cachait sous son édredon reposait près de sa main, pour qu'elle puisse s'en saisir rapidement. Jusqu'à présent, elle n'avait jamais eut aucun problème de ce côté-là. En effet, lorsqu'elle quittait son apparence de tueuse, elle redevenait une jeune fille bien sous tout rapport, vivant un peu à l'écart des autres depuis la mort de ses parents, et ne cherchant jamais les ennuis.

Elle aimait aider les personnes âgées et adorait s'occuper des petits orphelins du village qui habitaient au pays du feu. Au début, cela faisait partie de sa couverture. Jouer une gentille personne, souriante et aimable, lui permettait de ne pas faire peser sur elle des soupçons quant à sa double vie.

Mais peu à peu, elle s'était mise à apprécier cette vie qu'elle s'était créée. Cela lui permettait de retrouver pour un moment un peu de douceur et de tendresse. Ainsi, elle ne sombrait pas dans la folie qu'une vie de meurtre et de sang aurait put faire naître en elle.

Et puis, elle devait avouer que les enfants la faisaient rire avec leurs bêtises et leur joie de vivre. Tandis que les personnes âgées l'abreuvaient de leurs expériences et de leurs histoires de jeunesses qu'elle avait apprises à prendre en compte.

Mais, lorsqu'elle se rendait dans ce petit bar, que tout le monde évitait, tant on le disait dangereux et mal fréquenté, elle redevenait une tueuse sanguinaire et sans pitié. Bien sûr, elle portait une cape, et s'habillait avec des vêtements d'hommes. Sans parler du masque qu'elle portait sur son visage pour éviter que quiconque ne la reconnaisse.

Là, elle se rendait à la petite table du fond, et attendait, tous les mercredis, à la même heure, qu'un client vienne la voir et ne lui propose un marché. Et généralement, elle n'était pas déçue. Sa réputation aidant, nombreux étaient les seigneurs qui envoyaient leurs sous fifres pour conclure un marché avec elle. Et elle devait souvent faire face à trois voir quatre demandes en même temps.

La jeune fille n'en acceptait, généralement, que deux, toujours les mieux payées, bien sûr. Et elle proposait aux autres de revenir dans une semaine, ou bien d'aller voir ailleurs. Suite à son choix, elle demandait à la personne envoyée de la contacter le lendemain de leur première entrevue, dans un autre lieu, son repaire. Elle lui ordonnait d'apporter toutes les informations dont elle aurait besoin et que le maître de l'envoyé lui avait sûrement procurées.

Suite à son deuxième entretien, la jeune fille touchait la moitié de la somme composant son salaire. Ensuite, elle s'occupait du contrat et rencontrait pour la troisième fois le sous-fifre avec qui elle avait traité pour recevoir la deuxième partie de sa rémunération.

Voilà en gros à quoi ressemblait sa vie. Anonyme le jour, travaillant dans son village et vivant comme une simple paysanne. Tueuse la nuit, dangereusement douée dans son « art », et jamais capturée à ce jour.

Son nom: Tenten Tanaka. Son âge: 17 ans. Son métier: Tueuse à gage.


oooOOOoooOOOooo


Dans le pays de la glace, au palais, le prince Neji se tenait face à son oncle, le roi Hiashi. Ce dernier, assis dans son petit salon privé, semblait réfléchir intensément. S'il avait convoqué son neveu, ce n'était pas pour rien.

Neji, quant à lui, restait de marbre, attendant patiemment que son oncle prenne la parole. Il se tenait debout, droit et digne. Il avait un doute sur les intentions de son oncle. Celui-ci lui avait souvent parlé d'un projet qui lui titillait l'esprit depuis que le jeune homme avait fêté ses quinze ans.

Hiashi releva la tête et se dit qu'il était temps, aujourd'hui, d'officialiser cette idée. Son neveu venait d'avoir ses dix neuf ans, et il était temps pour lui de songer au mariage. Étant le seul représentant masculin de la famille Hyûga, il serait donc le seul apte à prendre sa relève et à régner sur le royaume. Mais le roi souhaitait qu'il épouse sa fille aînée afin que sa lignée puisse continuer de perdurer.

- Neji, je suis sûr que tu te doutes de ce que je vais te dire...

- En effet mon oncle. Mais je vous en prie, continuez...

- Dans un an, tu auras vingt ans, et il est de coutume dans notre famille de prendre épouse à cet âge. Aussi dois tu te fiancer cette année.

- Je suppose que vous avez déjà une idée sur la fiancée en question...n'est ce pas ?

- Bien sûr. J'y ai réfléchi depuis longtemps, et tu sais très bien de qui il s'agit...

- Hinata...

- En effet, Hinata est mon aînée, il est normal que ce soit elle qui règne à tes côtés. Je suis sûr que tu peux comprendre ce choix...

Neji ne répondit rien. Hinata était sa cousine, et il l'aimait beaucoup, mais seulement comme une petite s½ur. Il n'avait jamais véritablement envisagé de partager sa vie avec elle. De plus, il savait que le c½ur de cette dernière était déjà pris. Mais, il n'avait pas le choix, et Hinata non plus. Ils étaient nés prince et princesse, et ils devaient assumer les responsabilités que leur position leur incombait.

Le jeune homme attendit que son oncle parle de nouveau, et celui-ci ne le fit pas patienter davantage.

- Je vais maintenant en parler à Hinata. Tu peux retourner à tes occupations.

Neji se plia légèrement en deux dans une révérence respectueuse et quitta le petit salon d'un pas mesuré. Il n'avait aucune envie de retourner régler les problèmes des villageois qui venaient le voir lors des doléances.

Il préféra se divertir un peu en faisant une balade à cheval. Pour une fois qu'il se permettait un écart, on ne pourrait pas le lui reprocher.

Sur le chemin, il croisa la belle Hinata, sa cousine, née la même année que lui, et d'une douceur et d'une timidité sans égales. Elle lui adressa un petit sourire et se dirigea vers le salon de son père. Aucun mot ne fut échangé.

Le jeune homme pénétra dans les écuries et se dirigea vers le box où devait reposer son cheval, un pur sang au caractère fougueux, que lui seul était capable de monter. La couleur noire profonde de sa robe tranchait avec ce qui était la particularité physique qui distinguait la famille royale des autres individus, autrement dit, les yeux neiges du prince.

Alors qu'il s'apprêtait à seller son cheval, il entendit une voix derrière lui.

- Neji, vous comptez faire une balade à cheval ?

Neji se retourna et vit la personne à qui appartenait la voix et qu'il ne pouvait pas supporter plus de deux minutes, son autre cousine, Hanabi Hyûga.

La jeune fille était aussi belle que sa s½ur, un an moins âgée que son cousin, elle arborait comme tous ceux de sa famille des yeux nacrés d'une pureté sans précédente. Contrairement à Hinata, elle était loin d'être timide, mais son caractère invivable et ses manies de petite fille pourrie gâtée, l'empêchaient de paraître sympathique aux yeux du jeune prince.

Neji détestait sa deuxième cousine. Il ne supportait pas ses coups bas, ses messes basses, et sa manie de toujours vouloir ridiculiser sa s½ur dont elle était secrètement jalouse. Il aurait souhaité ne pas la croiser en cette belle matinée, mais apparemment, dieu n'était pas avec lui.

Hanabi lui offrait son plus beau sourire. Elle avait toujours aimé son cousin. Et elle avait toujours espéré le séduire avec ses courbes séduisantes et gracieuses. Mais jusqu'à présent, il était demeuré froid et insensible à son égard. Et ce comportement l'attirait encore plus. Cependant, il prit la parole pour lui annoncer :

- Hanabi, je suppose que vous n'êtes pas encore au courant...mais votre s½ur et moi allons être fiancés.

La jeune fille perdit son sourire et fronça les sourcils. La nouvelle ne lui plaisait pas, et elle ne comprenait pas pourquoi son père avait pris une telle décision. Elle aurait fait une reine et une épouse tellement plus parfaite que sa s½ur.

- Fiancés ?

- Oui, fiancés. Je suppose que vous devez être enchantée ? fit Neji en scrutant chaque expression du visage de sa jeune cousine.

Il prenait plaisir à la narguer. Il n'ignorait rien de sa haine profonde envers sa s½ur, et il savourait de la voir enrager sous cape. C'était bien là le seul avantage de la décision de son oncle.

Hanabi essaya tant bien que mal de sourire et ne réussit qu'à tirer une grimace dégoûtée. Elle répondit cependant :

- Oui, je suis très heureuse de voir mon cousin et ma s½ur adorée s'unir dans un mariage qui ne peut être que d'amour...

Neji eut un petit sourire. D'amour ? Non ! Mais il ferait avec et Hinata aussi. Mais pour bien énerver sa détestable cousine, il préféra mentir :

- Bien sûr, cela va de soi...

Et laissant là sa conversation, il finit de préparer sa monture avant de la monter et de disparaître au galop dans la forêt qui bordait le palais et qui servait de parc
.

C'est un prologue un peu long, je l'avoue... Mais autant le dire tout de suite, mes chapitres sont loin d'être court. Vous êtes prévenus =)

Toutes les critiques sont les bienvenues... Et si vous trouvez des fautes d'orthographes, merci de me les signaler =)


prochain chapitre : Un nouveau travail pour Tenten

# Posté le mardi 28 avril 2009 09:11

Modifié le jeudi 10 septembre 2009 14:59

oooOOOooo Tueuse à gage oooOOOOooo Chapitre 1

oooOOOooo Tueuse à gage oooOOOOooo Chapitre 1
Voila le premier chapitre !! J'espère qu'il vous plaira autant que le prologue ^_^


Chapitre 1

Un nouveau travail pour Tenten




Tenten se leva et s'habilla d'une robe toute simple, en laine, car on entrait dans l'hiver et dont la couleur bleue, tellement pâle, ne se dissociait pas du blanc.

La jeune fille quitta sa maison pour se rendre au village, le sourire aux lèvres, et un couteau glissé entre son bas et sa cuisse. Elle marchait d'un pas assuré et rapide, et atteignit le village en moins de cinq minutes.

Konoha était le village le plus vaste et le plus riche de tout le pays du feu, ce qui faisait de lui, une espèce de capitale. Tenten était née ici, et avait passé son enfance dans un petit quartier tranquille. Jusqu'à ce que le drame ait eut lieu et ne change sa vie pour toujours...

La jeune fille, coiffée de deux macarons, comme d'habitude, prit la direction de l'orphelinat et s'engagea dans le quartier le plus pauvre du village. Tout ces malheureux lui faisaient mal au c½ur, mais elle ne pouvait rien pour eux, et se disait que chacun avait ses propres ennuis. À nous de savoir les gérer.

Elle chassa ses idées noires d'un geste de la main, et pénétra dans une vaste demeure qui semblait abandonnée mais qui abritait une cinquantaine d'enfant d'âge varié et au passé peu reluisant.

Une fois qu'elle eut franchit la porte d'entrée, elle entendit une nué de cris joyeux qui l'appelaient en tout sens. Il s'en suivit une véritable tornade de gamins qui se jetaient sur elle pour lui souhaiter la bienvenue.

Tenten se mit à rire et ébouriffa les cheveux des petites têtes qui se trouvaient à sa portée. Elle essaya ensuite de les décoller de ses jambes et finit par crier pour se faire entendre de tout ce petit monde :

- Si vous ne me lâchez pas, je ne pourrai pas jouer avec vous ! Alors on se calme un peu...

Les enfants firent le silence et hochèrent la tête en signe de compréhension. La jeune fille se rendit dans la plus grande pièce de la maison et s'assit dans l'un des fauteuils qui meublaient l'endroit.

Il s'agissait d'un immense salon, dans lequel brûlait un feu dans la cheminée, et dont les meubles, d'époque ancienne, paraissaient vraiment vieillots. Mais Tenten savait que la directrice de l'établissement, Shizune, n'avait pas énormément d'argent.

Une fois qu'elle se fut installée, elle demanda :

- Que voulez-vous que je fasse ?

- Une histoire, une histoire ! crièrent les enfants qui s'étaient tous assis gentiment par terre, à ses pieds.

La jeune fille poussa un soupir et réfléchit à l'histoire qu'elle allait leur conter. Lorsqu'elle eut fait son choix, elle se lança dans son récit sous les regards attentifs des enfants qui s'imaginaient l'aventure dans leur tête.



oooOOOoooOOOooo


Tenten quitta les enfants qui avaient fini par s'endormir les uns sur les autres en écoutant son histoire. Cela se terminait toujours ainsi, et la jeune fille se demandait tout le temps si elle n'avait pas un effet soporifique sur eux.

Elle en profita pour trouver la directrice de l'établissement qui devait se trouver dans son bureau et qui traitait les factures et le reste des finances de son orphelinat. Lorsque cette dernière entendit quelqu'un frapper à sa porte, elle lui ordonna gentiment d'entrer. Ce que fit Tenten sans hésitation.

Shizune avait l'habitude de voir la jeune fille dans son établissement. Cette dernière venait tous les jours quand elle le pouvait. Ces absences parfois très longues, ne la préoccupaient pas. Chacun sa vie, et elle se voyait mal demander des explications à celle qui l'aidait à survivre et à garder son établissement.

En effet, Tenten ne gardait pas tout l'argent de ses travaux pour elle. En fait, elle ne gardait que le nécessaire, afin de pouvoir vivre dans un minimum de confort et ne pouvoir manquer de rien. Le reste de l'argent, elle le donnait à l'orphelinat, pour que celui-ci puisse s'en sortir.

Aussi, lorsque la directrice la vit entrer, elle lui adressa un grand sourire et l'invita à s'asseoir face à elle. Tenten obéit avant de sortir de son sac, qu'elle emportait chaque fois qu'elle se rendait au village, une bourse contenant plusieurs pièces d'or.

Elle la lança sur le bureau qui lui faisait face et fit :

- Il doit y avoir une vingtaine de pièces d'or dans cette bourse, avec ça, vous devriez pouvoir tenir pendant plusieurs mois...

- Merci, Tenten ! Tu es adorable de faire cela pour nous. Les dons ne sont pas énormes ces temps ci, et tu es la seule qui nous permette de régler toutes nos dettes.

- Ce n'est rien. J'aime énormément ces enfants, et je ne veux pas les voir à la rue... C'est bien trop difficile de survivre lorsque l'on est seul et que l'on à pas dix ans...

Tenten se tut et préféra garder le silence sur sa propre expérience. Sa vie ne regardait personne à part elle.

Shizune rangea l'argent dans le tiroir de son bureau, avant de fermer ce dernier à clé. Elle ne demandait jamais d'où la jeune fille pouvait sortir autant d'argent. Bien sûr, elle se posait des questions sur les activités de sa bienfaitrice. Mais elle n'avait jamais osée le faire à voix haute. Cela ne la regardait pas.

Tenten se doutait que la femme face à elle devait croire qu'elle se prostituait, ou quelque chose du genre. Mais du moment qu'elle ne se doutait pas de sa véritable activité, elle pouvait bien penser ce qu'elle voulait.

La jeune fille se leva et salua la directrice de l'orphelinat avant de dire :

- Je ne sais pas quand je reviendrai...mais ne vous inquiétez pas, je ne vous oublie pas. À bientôt, Shizune...

- Au revoir, Tenten !

La jeune fille quitta la demeure et retourna chez elle. Elle n'avait plus rien à faire au village avant ce soir. Car ce soir, elle se rendrait dans ce bar où elle rencontrerait les envoyés de ses employeurs potentiels. Et elle comptait bien décrocher un contrat juteux pour s'amuser un tout petit peu.



oooOOOoooOOOooo


Au pays de la glace, trois jours auparavant, la princesse Hanabi bouillonnait de colère. Elle ne se remettait toujours pas de la nouvelle des fiançailles de son beau cousin avec sa stupide s½ur. Il fallait qu'elle trouve un moyen de se débarrasser d'elle afin de prendre sa place. Mais comment ?

Hinata pouvait peut-être paraître fragile extérieurement, mais elle était loin de l'être, et elle ne tomberait pas gravement malade pour mourir dans les jours suivants. Et si elle l'empoisonnait, on risquait de remonter jusqu'à elle trop facilement.

Mais seule la mort était envisageable, la seule question qui demeurait était: « comment y parvenir sans se mettre en danger ? » La jeune fille se mit à réfléchir intensément jusqu'à ce que la solution ne lui parvienne subitement.

Comment n'y avait-elle pas songé plus tôt? Pourtant, sa réputation était parvenue à ses oreilles, et elle s'était jurée de ne pas l'oublier. Apparemment, elle n'avait pas réussi à tenir cette résolution, mais peu importait.

Se levant subitement du petit canapé où elle s'était installée peu avant, elle fit sonner une petite clochette afin d'appeler sa servante et confidente.

Cette dernière arriva presqu'aussitôt, légèrement essoufflée, mais prête à répondre à une demande de sa maîtresse. Celle ci ne la fit pas attendre et lui demanda :

- Dis moi, Ino, tu sais qui est le « faucheur de Konoha » ?

Le faucheur de Konoha n'était autre que le surnom de Tenten lorsque celle-ci devenait la tueuse à gage qu'elle était. Mais personne ne savait qu'elle était une femme, et elle ne souhaitait pas que cela se sache. Car si cela devait s'ébruiter, alors sa couverture ne tiendrait pas longtemps, et plus personne ne la prendrait au sérieux, malgré tout ce qu'elle avait put accomplir en matière de meurtre.

Ino eut un sourire et répondit :

- Bien sûr ! C'est un tueur à gage du pays du feu que l'on dit insaisissable et sans pitié. C'est le meilleur dans son métier, pourquoi une telle question, majesté ?

- Sais tu où le trouver ?

- D'après ce que je sais, il se rend tout les mercredi soir dans un bar du village de Konoha et attend que les clients viennent le voir avant de choisir qui il satisfera ou non.

- Je souhaite que tu ailles le trouver et que tu le persuades de travailler pour moi !

- Le seul moyen de le persuader, altesse, c'est de lui offrir une somme d'argent qu'il ne puisse refuser...

- Je suis princesse ne l'oublies pas. Dis lui que son prix sera le mien !

- Il demande la moitié avant d'exécuter sa cible...

- Tu prendras un sac d'or, et tu lui donneras ce qu'il te demandera.

- Soit, mais que voulez vous que je lui demande, majesté ?

- Écoute, je ne répéterai pas... Et tiens ta langue, ou je te la coupe !

Ino hocha vigoureusement la tête en signe de compréhension. La princesse Hanabi était capable de tout, et elle avait peur qu'elle ne mette sa menace à exécution. Aussi, l'écouta t-elle avec attention, sans l'interrompre et en se promettant de garder un silence de mort...


oooOOOoooOOOooo


Tenten finit d'accrocher sa cape sur ses épaules et ramena la capuche de cette dernière sur sa tête pour cacher sa coiffure un peu trop féminine. Elle cacha ensuite son visage derrière son masque et finit par ajuster sa ceinture sur laquelle était accrochée une épée, et une dague qu'elle avait aiguisée juste avant.

Dissimulés dans ses bottes, deux autres couteaux patientaient sagement. Dans les poches intérieures de sa cape, se trouvaient des shurikens, et à ses mains gantées, elle exhibait des poings américains qui faisaient réfléchir à deux fois ceux qui voudraient s'en prendre à elle. En bref, ce n'était pas les armes qui lui manquaient, et elle semblait terrifiante.

La jeune fille avait pris soin, pour parfaire son apparence masculine, de se bander la poitrine afin que celle-ci ne la trahisse pas. Enfin, elle consentit à se rendre dans le lieu de ses rendez vous, connu par la plupart des gens, mais qui, étrangement ne semblait pas les déranger plus que cela. Elle n'avait jamais eut d'ennuis...

Tenten quitta sa petite maison et se rendit pour la deuxième fois dans le village, mais ce ne fut pas le quartier le plus pauvre qu'elle aborda cette fois-ci, mais bien le quartier le plus mal famé du village.

Son pas ne trahissait aucune peur. Et de quoi aurait elle eut peur, puisqu'elle savait tuer comme d'autre respire ? C'était plutôt aux autres d'avoir peur d'elle.

Elle entra dans le bar et fit un signe de tête au patron qui savait que le faucheur de Konoha se trouvait dans son établissement. Il se dépêcha de lui servir un verre de saké avant de disparaître de sa vue comme elle le lui avait si « gentiment » demandé deux ans auparavant alors qu'elle n'avait que quinze ans et commençait à peine sa carrière de tueuse.

Elle eut un sourire amusé en le voyant déguerpir comme un gros rat. Lui faire peur lui faisait plaisir. Sadique ? Elle ? Non, jamais !

Elle attendit une heure peut-être, mais elle savait que les clients ne venaient jamais avant minuit, une heure du matin, afin de ne pas attirer l'attention sur eux. Aussi, lorsque minuit sonna, elle ne fut pas étonnée de voir une jeune femme venir s'asseoir à sa table en regardant tout autour d'elle.

Tenten attendit silencieusement que la nouvelle arrivante prenne la parole pour savoir ce qu'elle lui proposait. Elle se demandait ce que pouvait bien lui vouloir une dame de la haute société. Car, si les hommes comme les pages ou autres serviteurs étaient envoyés pas les seigneurs, les servantes, elles, étaient généralement envoyées par des dames.

Mais celle-ci ne semblait pas être une servante comme les autres. Ses vêtements trahissaient l'appartenance à une grande maison. La noblesse sûrement, et cela lui promettait un salaire digne de ce nom.

Après ce rapide examen, elle sut que son raisonnement était fondé lorsque la blonde et belle jeune femme qui lui faisait face lui parla enfin :

- Ma maîtresse aimerait vous engager... pour un travail assez particulier...

Ino ne savait pas trop comment amener cet homme à accepter de tuer une princesse. Ce n'était tout de même pas la première personne du coin. Mais elle fut vite détrompée lorsque Tenten lui avoua d'une voix qu'elle voulait plus grave :

- Qu'il soit particulier ou pas, seul le prix pourra me décider à accepter !

- Votre prix sera le notre...

En voilà une bonne nouvelle ! Elle pourrait lui demander n'importe quelle somme et elle comptait bien la délester de sa fortune de façon conséquente. Aussi, avec un petit sourire amusé qu'Ino ne pouvait pas voir à cause du masque, la jeune fille fit son offre :

- 500 pièces d'or ! Pas une de moins, pas une de plus.

500 pièces d'or ? Ino eut du mal à déglutir. C'était tout de même une véritable petite fortune que ce tueur lui demandait là. Mais la princesse Hanabi était prête à offrir cette somme juste pour voir sa s½ur dans un cercueil. Ino accepta.

- La moitié payable d'avance, préféra rappeler Tenten.

Ino acquiesça et s'apprêta à sortir une bourse rempli de pièce d'or quand la jeune tueuse posa une main brusque sur son bras en lui soufflant :

- Pas ici ! Ce n'est pas un endroit sûr pour montrer que l'on est riche. Venez demain soir, à l'entrée de la forêt, je vous mènerai jusqu'à mon repère et là, on pourra causer tranquillement... N'oubliez pas d'apporter tous les renseignements dont j'aurai besoin.

Ino hocha la tête et regarda le tueur se lever soudainement pour quitter le bar. Elle, elle resta là encore un instant essayant de calmer les battements de son c½ur. Cet homme lui faisait peur avec son accoutrement et toutes ses armes.



oooOOOoooOOOooo


Tenten rentra chez elle et retira tout ses vêtements d'hommes avant de prendre un bain pour se détendre un peu. Pour une fois, il n'y avait pas eut foule pour ses services, mais cela ne la dérangeait pas. Elle savait que ce travail lui promettait un défi digne de ce nom.

Elle sortit de son bain et alla se coucher dans son lit, glissant une nouvelle fois sa main sous son coussin, près de son arme et ferma les yeux pour se reposer un peu. Demain soir, elle saurait tout de ce que l'on attendait d'elle, et ensuite, elle passerait à l'action.


Voila j'espère que ça vous a plu ^^ Si non, n'hésitez pas à me dire ce qui ne va pas =) Et pour les fautes, dites le moi aussi =)


Prochain chapitre : Doutes et sentiments

# Posté le samedi 09 mai 2009 05:42

Modifié le samedi 17 octobre 2009 12:35

oooOOOooo Tueuse à gage oooOOOooo Chapitre 2

oooOOOooo Tueuse à gage oooOOOooo Chapitre 2
Tout d'abords merci pour tous vos coms au chapitre précédent =D et maintenant, bonne lecture pour ce chapitre 2 ^_^


Chapitre 2

Doutes et sentiments






Hinata était restée allongée sur son lit, enfermée dans sa chambre depuis que son père lui avait annoncé son prochain mariage avec son cousin Neji. Cela lui avait fait un choc. Épouser Neji, alors qu'elle le considérait comme son frère et que son c½ur désespérait de ne pouvoir s'offrir librement à celui qu'elle aimait depuis son enfance ? Pour elle, c'était impossible...

La jeune fille aux yeux de nacres et aux cheveux d'un bleu tellement foncé qu'ils paraissaient noirs, se décida à se lever et alla jusqu'à la grande fenêtre qui occupait tout le mur de gauche et dont les rideaux étaient rabattus. Elle les tira d'un geste las et regarda le paysage paisible qui s'étendait devant ses yeux. Que n'aurait-elle donné pour pouvoir fuir son statut et mener sa vie telle qu'elle l'entendait ? !

Mais ce n'était pas possible et elle le savait. Il était inutile de se lamenter sur son sort comme elle le faisait en ce moment même. Cependant, elle avait beau se le répéter, elle ne parvenait pas à mettre en pratique ce conseil qu'elle se faisait.

Autre chose encore la tracassait. Que pensait Neji de tout cela ? Lui aussi, il ne devait pas apprécier la nouvelle et même s'il ne le montrait pas, il ne devait pas être plus heureux qu'elle. Lui en voulait-il ? Elle souhaitait que non...

Hinata poussa un soupir. Elle avait pourtant toujours rêvé de se marier, de fonder une famille, d'être une mère aimante et une épouse parfaite. Seulement, ce n'était pas avec son cousin qu'elle se voyait.

Ses pensées furent interrompues par des coups secs venant de sa porte. Hinata hésita une minute sur le comportement à adopter et décida de permettre à la personne d'entrer. Il ne servait à rien de se confiner dans sa chambre à attendre un miracle qui ne viendrait probablement jamais.

Ce fut sa jeune s½ur qui entra et qui lui lança un petit sourire, faux comme à son habitude. Mais Hinata ignorait la haine que lui portait sa s½ur, et elle l'aimait beaucoup. Si elle avait su qu'Hanabi aimait Neji depuis toujours, alors elle aurait sûrement décidé de faire quelque chose pour éviter ce mariage car elle ne voulait pas faire souffrir sa s½ur.

Mais elle ignorait tout des sentiments de sa s½ur qui les lui cachait, trop fière pour laisser transparaître la moindre faiblesse de sa part devant son aînée. Malgré tout, Hanabi ressentait tout de même un peu d'affection pour Hinata, mais sa jalousie la rendait aveugle.

Hinata lui sourit avec bienveillance et demanda, curieuse de savoir ce qui motivait la visite de sa s½ur :

- Hanabi ? Que puis je pour toi ?

Hanabi s'assit avec grâce sur le lit de sa s½ur et laissa un instant s'écouler avant de répondre à l'interrogation de son aînée.

- Je venais te féliciter pour tes fiançailles... je pensais le faire hier, mais tu n'étais pas là, et ta femme de chambre m'a dit que tu avais la migraine.

- Merci... C'est vrai, la nouvelle m'a... fait un choc...

Hanabi leva un sourcil. La nouvelle lui avait fait un choc ? Que devait-elle dire elle ? Sa s½ur n'était rien d'autre qu'une chochotte qui s'évanouissait à la moindre contrariété. Elle n'était pas faite pour régner, ses épaules étaient bien trop frêles pour supporter un rôle aussi exigeant que celui de reine.

La jeune fille ne fit aucun commentaire et se contenta de réconforter sa s½ur afin de garder sa confiance. Si elle changeait de comportement et se montrait trop confiante dans la mort prochaine de sa grande s½ur, cette dernière, loin d'être sotte, finirait pas deviner que quelque chose n'allait pas.

- Allons Hinata, tu ne dois pas faiblir maintenant. Père serait très contrarié s'il savait que tu hésitais à lui obéir !

Hinata le savait et c'était aussi pour cela qu'elle ne se rebellait pas contre cette décision. Et puis, elle devait avouer qu'elle n'avait pas le courage d'affronter son père pour lui dire le fond de sa pensée. Elle le respectait trop et le craignait en même temps. Il était le roi, et elle lui devait obéissance, alors, elle ferait ce qu'il lui ordonnait de faire.

- Ne t'inquiète pas pour moi, Hanabi... Je sais ce que je dois faire... Mais je suis heureuse que tu te fasses du soucis pour moi. On ne parle pas beaucoup toutes les deux, et je craignais d'avoir fait quelque chose qui ait pu te déplaire... Depuis que mère est morte, je trouve que l'on s'est éloignée l'une de l'autre...

Hanabi tressaillit. Les paroles de sa s½ur la touchaient en plein c½ur. C'était vrai qu'avant, elles étaient très proches, pas inséparables, la cadette étant plus indépendante que l'aînée, mais proche tout de même. Les souvenirs de cette époque qui lui revenaient en tête lui serrèrent le c½ur. Mais elle se secoua mentalement. Ce n'était pas le moment de devenir nostalgique. Dans peu de temps Hinata serait morte, et elle ferait une croix sur son passé. Pas de regrets, pas de remords ! Voilà ce que se répétait Hanabi.

Seulement, ce n'était pas aussi facile de se convaincre qu'elle ne l'aurait crue, et le sourire de sa s½ur aînée lui faisait mal. Alors, elle se leva et alla prendre la princesse héritière dans ses bras, la serra brièvement, et préféra partir. Il était trop tard pour reculer. Il fallait qu'elle reste forte et surtout, qu'elle s'accroche à sa motivation.



oooOOOoooOOOooo


Tenten patientait à l'orée de la forêt où elle avait donné rendez vous à la servante. Cette dernière ne devrait plus tarder maintenant, et le suspense quant à son prochain travail allait enfin finir.

Tout l'après midi, elle s'était préparée. Enfin, elle s'était contentée de nettoyer ses armes et de les affûter pour les faire les plus coupantes possibles. Mais pour elle, l'entretient de ses armes était une préparation essentielle qu'elle ne devait pas prendre à la légère.

Bien que cela ne lui ait pas prit des heures, elle aimait prendre son temps et profitait de ces moments de calme et de tranquillité. Parfois, elle se demandait comment ces objets auxquels elle tenait tant et qui étaient toute sa vie, pouvaient faire tant de mal.

La jeune fille n'avait pas toujours aimé les armes. Bien au contraire. Enfant, elle les avait en horreur. Son père était un pacifiste acharné, et sa mère était d'une douceur qui n'admettait aucune violence. Elle avait été élevée dans le respect de la vie et de la paix. Mais il y avait eut le drame et tout avait changé. Son point de vue, sur la vie et les armes, ainsi que sur le reste de son existence.

Tenten scruta l'horizon qui commençait à s'assombrir avec la tombée de la nuit et aperçut une silhouette encapuchonnée qui se dirigeait vers elle. Sa cliente arrivait enfin.

Ino était en retard et elle le savait, mais elle avait du mal à réprimer l'envie de fuite qui prenait possession d'elle lorsqu'elle se trouvait près de ce tueur. Elle en avait peur, elle l'avouait. Aussi, elle avait parcouru le chemin qui la séparait de son lieu de rendez vous avec lui dans une lenteur incroyable. Mais elle ne devait pas faillir. Sa maîtresse avait besoin des services de cet homme. Il était de son devoir et surtout de sa survie, de ne pas la décevoir.

La tueuse ne dit rien. Il y avait plus important à faire et elle ne devait plus perdre de temps en de vain bavardage. Sortant d'une des poches de sa cape un bandeau noir, elle s'approcha de la belle servante et lui expliqua :

- Mon repère doit rester secret... Je vais vous bander les yeux pour y aller et ensuite pour revenir jusqu'ici. Vous n'avez pas à avoir peur...

Tenten se plaça derrière Ino et noua le bandeau sur ses yeux pour lui cacher la vue et ainsi la mener jusqu'à son repère un peu plus loin sans que la jeune femme puisse suivre l'itinéraire parcouru.

Aidant sa cliente aveuglée à se diriger, la tueuse la mena jusqu'à un cheval attendant tranquillement sa maîtresse un peu plus loin. Elle fit grimper Ino sur la selle et monta derrière elle pour éviter qu'elle ne chute. Talonnant sa monture, elle la fit aller au trot pour éviter de trop secouer sa passagère qui tremblait légèrement au contact de ce corps chaud contre le sien. Et s'il décidait de prendre l'argent et de la tuer ensuite ? Ino n'était vraiment pas rassurée, mais elle n'avait pas le choix.

Il ne leur fallut pas énormément de temps pour se rendre près d'une cascade dont l'eau s'écoulait sans interruption dans un fracas assourdissant mais faisant naître un spectacle merveilleux sous les yeux de ceux qui s'aventuraient jusque là. Ce lieu, Tenten le connaissait depuis qu'elle était petite, c'était son père qui le lui avait montré. Mais, plus que pour la beauté du lieu, la jeune fille venait pour la cachette qu'il recelait.

Elle descendit de cheval et aida Ino à en faire autant, avant de lui attraper un bras et de la tirer sans trop de douceur vers la cascade dont elle s'approcha d'un pas assuré. Contournant l'un des rochers qui bordait la rivière qui coulait paresseusement sur son lit, la tueuse passa derrière l'écran d'eau que formait la cascade pour arriver dans une grotte humide mais discrète. Parfaite pour faire des affaires discrètement.



oooOOOoooOOOooo


Hanabi faisait les cent pas dans sa chambre tout en réfléchissant sur les derniers événements. Elle éprouvait des remords à faire tuer sa s½ur. Aimait-elle Neji au point de commettre un meurtre, même si ce n'était pas directement ? Oui ! De tout son c½ur, elle adorait le prince, mais, elle redécouvrait des sentiments qu'elle avait eut pour sa s½ur autrefois et que celle-ci avait fait ressortir en l'espace de quelques secondes.

Depuis maintenant deux jours, elle ne cessait de changer d'humeurs et de sentiments. Tantôt se reprochant sa faiblesse envers les belles paroles de son aînée, tantôt culpabilisant sur son geste. Elle ne savait plus quoi penser. Pourquoi était elle si indécise ?

Elle poussa un long soupir et essaya de se calmer. Une fois Hinata morte et Neji entre ses mains, tout deviendrait clair, elle en était persuadée. Elle saurait, à ce moment là, qu'elle avait pris la meilleure décision.

La jeune fille préféra quitter sa chambre et alla chercher son cousin. Elle avait envie de passer un peu de temps avec lui. Cela lui changerait les idées, et raffermirait sa détermination. Et à cette heure, il devait se trouver dans sa propre chambre pour se préparer à dîner.

Quittant l'aile droite réservée aux femmes de la famille royale, la jeune princesse se dirigea vers l'aile gauche, celle réservée aux hommes. Neji y avait ses appartements et elle savait qu'il devait s'y trouver.

Elle toqua doucement et attendit qu'il lui donne la permission d'entrer pour pénétrer dans la pièce. Elle n'eut pas à attendre longtemps et tout heureuse de le voir, ouvrit la porte et entra en lançant joyeusement :

- Bonsoir Neji !

Neji se tourna lentement pour voir que celle à qui appartenait la voix était bien sa jeune cousine. Bien qu'il n'appréciât pas énormément sa compagnie, il se fit courtois avec elle et la salua donc comme il se devait.

- Bonsoir Hanabi...

La jeune fille le vit s'acharner en vain contre ses cheveux qu'il n'arrivait pas à attacher correctement dans son dos. Parfois, il regrettait de les porter long, mais il ne se voyait pas du tout les couper un jour.

Hanabi eut un sourire amusé et se dirigea vers lui pour l'aider. Elle attrapa délicatement les longs cheveux du prince et lui prit le lacet de cuir qu'il tenait encore à la main pour attacher correctement les longues mèches noires. Ses gestes étaient gracieux et précis. En un instant, Neji fut impeccablement coiffé.

- Merci Hanabi. Je ne vous pensais pas aussi habile...

- Il y a bien des choses que vous ne savez pas sur moi, Neji.

Avait-il vraiment envie de le savoir ? Il n'en n'était pas sûr. Mais il ne pouvait pas nier que sans elle, il serait sûrement encore en train de s'acharner en vain sur ses pauvres cheveux. Mais avec tout cela, il ne savait toujours pas la véritable raison de sa venue.

- Je doute que vous vous soyez déplacée jusqu'ici pour m'aider à me préparer. Ais-je tord ?

- Non. Mais cela m'a fait plaisir de vous aider !

- Alors, que voulez vous ?

- Je voulais vous voir, passer un peu de temps avec vous, vous parler... On le fait si peu... murmura t-elle d'une voix de plus en plus sensuelle.

Se doutant du jeu de sa cousine, le jeune prince la repoussa doucement et lui lança d'une voix autoritaire et stricte :

- Je n'ai guère le temps pour ce genre de divertissement !

- Vous n'avez jamais de temps pour personne Neji ! répliqua Hanabi en se mettant à bouder en espérant le faire craquer comme elle le faisait avec son père.

Mais Neji était loin d'être comme son oncle, et le petit jeu de sa cousine ne lui faisait ni chaud, ni froid. Mais elle n'avait pas tout à fait tort. Il n'avait jamais de temps à consacrer aux autres car il était trop occupé par ses responsabilités. Et puis, il devait avouer qu'il n'aimait pas passer de temps avec sa famille ou ses amis. Il ne se sentait pas à l'aise pour plaisanter et pour s'amuser. Il avait l'impression de ne pas être lui même.

Hanabi ne s'avoua pas vaincue et s'approcha de son cousin avant de passer ses bras autour de son cou pour le forcer à la regarder droit dans les yeux. Elle murmura :

- Laissez vous aller pour une fois... cela ne vous fera pas de mal de vous amuser un peu, et moi je ne demande qu'à vous divertir...

Il détacha les bras de la jeune fille de son cou assez brutalement et lui répondit avec un regard noir :

- Non seulement je n'ai pas envie de m'amuser, mais encore moins avec vous. Je suis fiancé Hanabi, souvenez-vous en !

Hanabi serra les dents et préféra quitter la pièce en courant pour éviter qu'il ne voit ses larmes de rage et de tristesse. Cette rencontre ne s'était pas déroulée comme elle l'avait prévue, mais elle avait tout de même eut l'effet escompté. Elle était plus que décidée à faire éliminer sa s½ur. Car si Neji ne venait pas à l'aimer de lui même, lorsqu'elle serait sa fiancée, il ne pourrait pas faire autrement.



oooOOOoooOOOooo


Durant le repas qui rassemblait la famille royale, un silence pesant s'était installé. Ils n'étaient que quatre, le roi, les deux princesses et le prince. Et si chacun était préoccupé par quelque chose, aucun d'eux ne souhaitaient en faire part aux autres.

Hinata baissait la tête pour ne pas avoir à affronter le regard de son fiancé. Elle souffrait toujours de ne pas pouvoir rejoindre l'homme qu'elle aimait. Elle ne voulait pas se marier avec son cousin et savait très bien que cela était réciproque.

Neji, contrairement à sa cousine, gardait la tête haute. Mais son état d'esprit n'était guère différent. Lui aussi s'inquiétait, mais pas pour les même raisons qu'Hinata. N'aimant personne en particulier, l'épouser elle ou une autre, peu lui importait. Ce qui lui déplaisait dans cette histoire, c'était les réactions possibles de son autre cousine et ses avances déplaisantes.

Hanabi ne savait pas trop quelle attitude adopter. Dès qu'elle posait son regard sur sa s½ur, elle sentait son c½ur se serrer. Sa colère retombée depuis son échec face à Neji, ses remords et ses doutes reprenaient le dessus. Avait-elle pris la bonne décision, ou bien avait elle agi trop précipitamment sous le coup de la déception et de la rage ?

Hiashi, lui, restait digne tout comme son neveu, et s'il se doutait du malaise des autres personnes attablées, il n'en montra rien. De son point de vue, tout était pour le mieux, et rien ne devait être changé. Rien.

Les serviteurs allaient et venaient en silence, dans un ordre bien précis, dans une sorte de ballet répété des centaines de fois. Ils sentaient, eux, la tension qui planait dans la grande salle où la famille royale se restaurait. Mais là encore, chacun garda son avis pour lui, les domestiques n'ayant pas le droit de donner leur opinion.

Le repas fut long, surtout pour Neji qui ne rêvait que d'une seule chose, quitter la table et se défouler dans la salle d'entraînement du palais où il perfectionnait ses techniques de combat et son escrime.

Mais comme tout les autres, il dut sagement attendre la fin.



oooOOOoooOOOooo


Tenten permit enfin à Ino de retirer son bandeau afin de retrouver la vue. Cette dernière ne se fit pas prier. Elle ne se sentait vraiment pas en sécurité et se sentiment l'empêchait d'être à l'aise.

La tueuse l'attrapa assez brutalement par le bras et lui ordonna :

- Pas ici ! Suivez moi !

Ino consentit à lui obéir. Elle ne voulait pas mourir prématurément. Mais depuis quelques minutes, elle se demandait ce qui était le pire. Subir la colère de sa maîtresse, ou bien mourir des mains de ce tueur ?

Tenten se doutait des pensées de la servante de sa cliente, et elle en souriait. Elle s'enfonça plus profondément dans la grotte qui formait un long couloir de granit et finit par arriver dans une grande salle souterraine humide, mais qu'elle avait aménagée afin de la rendre plus confortable.

Ino ouvrit la bouche, mais aucun son n'en sortit. Elle préférait se taire pour une fois. Mais elle ne pouvait s'empêcher de trouver ce repaire vraiment élégant. Elle ne se l'était guère imaginée comme cela. Dans son esprit, elle voyait une grotte, certes, mais brute sans décoration, sans coussin, sans tapis, sans tenture, sans table ni chaise. En bref, elle voyait un ensemble dépouillé qui était le contraire même de la vérité.

La jeune tueuse s'amusa de sa réaction. Toujours la même, quelque soit la personne qui se soit rendue jusqu'ici. Ils étaient tous surpris. Aucun n'imaginait son repère ainsi. Aussi propre, aussi confortable, et aussi élégant. Malgré sa nature de tueuse, Tenten restait avant tout une femme qui avait eut une mère au goût délicat et raffiné. Donner la mort contre de l'argent ne faisait pas d'elle quelqu'un de froid et sans goût. L'ameublement et la décoration lui avaient coûté plus cher que tout ce qui se trouvait chez elle.

La jeune fille s'assit sur l'un des fauteuils qui meublaient la salle et ordonna à Ino :

- Asseyez vous ! Et parlons de chose sérieuse ...

Ino acquiesça et obéit. Elle prit un fauteuil, le plus éloigné de son interlocuteur et attendit que le tueur engage la conversation. Tenten ne la fit pas attendre longtemps.



Hanabi redevient un peu plus humaine dans ce chapitre, ce qui était le but car personne n'est tout blanc ou tout noir =) Toutes critiques sont vivement acceptées ! Et pour les fautes, si vous en voyez une, dites le moi, que je lui fasse la peau U_U

Prochain chapitre
: La veille du départ.

# Posté le mercredi 13 mai 2009 07:41

Modifié le samedi 17 octobre 2009 12:43

oooOOOooo Tueuse à gage oooOOOOooo Chapitre 3

oooOOOooo Tueuse à gage oooOOOOooo Chapitre 3
Merci pour tous vos coms =D Je sais, je me répéte, mais c'est la vérité u__u Sur ce, bonne lecture =)


Chapitre 3

La veille du départ.




_ Je suppose que vous avez tout ce dont j'ai besoin...

Ino hocha la tête. Lentement, de peur que le tueur ne prenne un geste trop brusque pour une agression de sa part, la jeune femme prit les informations que lui avait remise la princesse Hanabi. Elle les tendit à celui qui lui faisait face et attendit dans le silence qu'il est fini de les étudier.

Le silence qui suivit la rendait nerveuse. Ino était une jeune femme qui avait le silence en horreur. Il fallait, pour qu'elle se sente bien, un minimum de bruit. Et là, le seul bruit qu'elle pouvait entendre était la respiration quelque peu étouffée de l'homme qui lisait en ce moment même. Les battements de son c½ur résonnèrent dans sa tête, et ses mains se tortillaient nerveusement l'une contre l'autre.

Tenten lut les lignes tracées à la plume, avec une finesse et un doigté qui traduisaient l'appartenance de l'auteur à la noblesse. Il n'y avait pas grand chose, juste le strict nécessaire, et rien qui puisse trahir l'identité de sa cliente. De temps à autre, elle levait imperceptiblement les yeux de sa lecture pour surveiller la servante. Elle s'amusait de ses réactions. Et la voir si tendue la divertissait.

La jeune tueuse lâcha la feuille des yeux et planta son regard noisette dans celui bleu ciel de son interlocutrice. Il manquait des informations dans ce compte rendu, et elle pouvait deviner que cela n'était pas dû au hasard. Elle s'adressa donc à la seule personne susceptible de l'éclairer sur ces zones d'ombres.

- Votre maîtresse n'a pas précisé le nom de la cible. Je suppose qu'elle ne voulait pas, au cas ou ces informations seraient tombées entre de mauvaises mains, que l'on puisse intervenir et remonter jusqu'à elle, je me trompe ?

Ino leva les yeux vers son interlocutrice et analysa les paroles qu'elle venait d'entendre. Chaque fois que le tueur s'adressait à elle, elle se sentait mourir de peur. Il lui fallut donc quelques secondes pour comprendre la question que Tenten venait de lui poser.

- Non... Elle m'a confiée à l'oral tout ce que vous seul deviez savoir...

- C'est bien. Votre maîtresse est prévoyante. Alors, le nom de la cible ?

- Il s'agit de la princesse Hinata du pays de la glace.

- Une princesse... Pourquoi pas. Sa description physique ?

La jeune servante se représenta Hinata dans son esprit et entreprit de la décrire le plus fidèlement possible.

- Elle est petite, très belle, a les yeux blanc nacrés, de longs cheveux noirs, et un teint très pâle...

- Quand dois je agir ?

- Le plus tôt possible.

- Soit, je vous débarrasserai de cette princesse. Maintenant, avez vous l'argent ?

Pour toute réponse, Ino sortit de la poche de sa cape de voyage une bourse assez lourde qu'elle donna à la jeune tueuse. Tenten la récupéra et la vida sur la table qui lui faisait face pour compter les pièces d'or qui allèrent briller à la faible lumière des torches murales. Le compte était exact, toutes les conditions étaient remplies, il ne lui restait plus qu'à passer à l'action et remplir sa part du marché.

L'échange avait été rapide et productif. Tenten n'aimait pas perdre son temps. Quand elle travaillait, elle préférait aller à l'essentiel. Moins ses clients restaient en son contact, moins son secret avait de chance d'être découvert. De plus, énergique de nature, la jeune fille n'aimait pas rester inactive. Il fallait que ça bouge.

- Bien, nous en avons fini je crois, fit la tueuse en se levant.

Ino l'imita et observa son vis à vis en tremblant. Elle n'avait qu'une seule envie, quitter cet endroit et cet individu au plus vite. Elle ne serait soulagée qu'une fois revenue au palais, en sécurité et en ayant retrouvé le confort de sa chambre. Et plus jamais, elle n'accepterait de quitter tout ce confort pour faire des affaires avec un tueur. Plus jamais. Cette expérience lui avait servit de leçon.

Tenten rangea la feuille dans sa veste et accrocha la bourse de pièces d'or à sa ceinture. Elle sortit le bandeau noir de sa poche et le tendit à Ino en lui ordonnant toujours avec sa voix grave :

- Bandez vous les yeux comme je l'ai fait pour l'aller et allons y.

Ino obéit et se cacha la vue. Elle sentit qu'une main gantée de cuir lui attrapait le bras et la guidait sans douceur vers la sortie. Elle ne sut qu'elle était dehors qu'une fois qu'elle sentit quelques gouttelettes d'eau sur son visage et le courant d'air frais dans ses longs cheveux blonds dorés.

Tenten la fit à nouveau monter sur son cheval et sortit au trot de la forêt. Il lui tardait de se débarrasser de la servante pour se mettre au travail. La peur des gens qui la côtoyaient lorsqu'elle devenait une tueuse l'énervait un peu. Elle n'allait tout de même pas les bouffer ni leur faire du mal. Enfin... s'ils n'essayaient pas de l'arnaquer, tout allait pour le mieux.

Une fois pied à terre, Ino se dépêcha de quitter le tueur. Tenten la regarda s'éloigner en levant les yeux au ciel et préféra rentrer chez elle. Elle devait se préparer à partir le surlendemain à la première heure. Le voyage menant au pays de la glace prenait deux jours entiers. Elle avait l'habitude des longs déplacements, mais cela nécessitait un minimum de préparation. Elle devait encore chercher deux trois petites choses.

La jeune fille se rendit chez elle pour reprendre son apparence normale. Demain dans la soirée, elle se rendrait dans un endroit un peu spécial pour récupérer une ou deux choses dont elle pourrait avoir besoin. Et puis, cela lui permettrait de les tester pour la première fois. La princesse du pays de la glace lui servirait de cobaye. Une victime restait une victime. C'était ce que lui avait appris son mentor. Une fois sous son apparence de tueuse, elle ne devait plus avoir de sentiment, plus d'humanité, plus de conscience.

En entrant dans sa petite maison, elle alla directement dans la cuisine pour faire chauffer de l'eau en grande quantité. Elle voulait prendre un bon bain chaud pour se détendre et retirer toute la saleté qui couvrait son corps. Une fois que l'eau se mit à bouillir, elle l'apporta précautionneusement dans la salle de bain et la fit couler dans le grand bac de bois qui lui faisait office de baignoire. Elle se dévêtit et s'immergea complètement.

Tenten soupira de bien être lorsque tout son corps fut immergé sous l'eau chaude. Les vêtements qu'elle portait en tant que tueuse lui tenaient vraiment chaud parfois. Elle n'aimait pas suer autant, et se laver lui faisait un bien fou. Elle resta dans son bain pendant près d'une heure, se frictionnant vigoureusement pour se sentir propre et finit par se délasser. Une fois sortie et séchée, elle alla se coucher.



oooOOOoooOOOooo


Tenten décida d'occuper sa journée en se rendant à l'hospice ou elle visitait les vieilles personnes du village. Si le mercredi était la journée des orphelins, elle réservait toujours une journée aux personnes âgées. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'eux ne la jugeaient pas. Ils ne se posaient pas de question sur elle, sur son passé, sur son présent, sur sa vie... Ils se contentaient de lui parler et de la conseiller si elle avait un problème.

En échange de leur gentillesse, elle pouvait au moins leur rendre visite régulièrement. Et puis, elle les trouvait attachant. Eux et les petits orphelins qu'elle adorait formaient sa famille. Une famille adoptive dont elle aurait du mal à se détacher un jour.

Elle quitta sa petite maison et s'éloigna vers le village après avoir vérifié avoir bien replacer son couteau entre son bas et sa cuisse. On n'était jamais trop prudente...



oooOOOoooOOOooo


L'hospice était un bâtiment ancien, mais bien entretenu, puisque privé. Les résidents devaient payer une forte somme tout les mois pour pouvoir bénéficier de cette institution. Leurs familles payaient pour cela, mais elle les délaissaient un peu vite pour se consacrer à leur propre vie, oubliant un peu trop souvent ceux qui les avaient nourris et protégé auparavant.

La jeune fille poussa la lourde porte et se rendit directement dans la grande salle principale de l'endroit. Une salle de séjour, où toutes les personnes âgées parlaient entre elles. Un ou deux visiteurs, peu désireux de rester ici, cherchaient à partir au plus vite. Des petits groupes s'étaient formés entre amis, et le personnel de l'hospice ne semblait pas très présent. Ils devaient s'ennuyer à mourir.

Tenten fit quelques pas avant d'être interpellée par un groupe de vieilles femmes qui papotaient joyeusement depuis le matin. L'une d'elle avait tout de suite remarqué l'entrée de la jeune fille. Il fallait dire qu'elle attendait sa venue depuis le matin. Les visites de la jeune personne étaient très attendues et très appréciés par les pensionnaires de l'établissement.

La tueuse lui sourit et se dirigea vers elles. Bientôt, la plupart des pensionnaires viendraient les rejoindre. Elle souriait d'avance en imaginant le nombre d'histoire qu'ils allaient pouvoir lui raconter. Elle qui avait perdu sa famille très tôt, elle avait l'impression de retrouver en ces gens, des parents attentifs. Et eux étaient trop contents de ne pas être oubliés pour ne pas prendre soin d'elle.

- Ma petite Tenten ! Comment vas tu ?

- Très bien. Et vous tous ?

Il s'en suivi un brouhaha de réponses désordonnées ayant pour but de lui répondre. La jeune fille eut un sourire amusé et s'assit dans l'un des fauteuils qui restaient.

Les conversations allaient bon train. Chacun y allant de sa propre expérience, de sa propre petite histoire, de ses propres petits malheurs. Tenten connaissait la plupart de ces histoires, mais elle ne se lassait pas de les écouter. Elle aimait, aussi bizarre que cela puisse paraître. Les élucubrations de ses petits vieux l'amusaient. Elle les écouta donc avec attention, sans s'ennuyer une seule seconde et sans chercher à les interrompre.

Puis vint le temps des questions. Là encore c'était un rituel. Après avoir détaillé leur misère pendant près de deux heures, ils lui demandaient de ses nouvelles et elle répondait sans tricher, même si elle omettait certaines petites choses.

- Qu'as tu fais de ta semaine ma petite fille ? lui demanda le plus âgé des pensionnaires.

- Pas grand chose. J'ai beaucoup travaillé...

- Tu es encore partie hors du pays du feu ?

Cette fois, ce fut une vieille dame qui la questionna.

- Oui. Je suis allée à Suna.

- Suna ? Et c'est beau là bas ?

- C'est... désertique je dirais. Quoique le village est magnifique, mais un peu étrange. Pas aussi grand que Konoha, mais loin d'être petit...

- Je ne pensais pas que travailler pour le roi pouvait autant faire voyager ? ! s'exclama un petit vieillard qui n'avait jamais quitté sa campagne.

Tenten posa un doigt sur sa bouche pour le faire taire et murmura :

- Chut, vous savez bien que c'est secret ! Personne ne doit savoir que je travaille pour le roi. Donc motus et bouche cousue, je compte sur vous...

Ils se turent tous, ravis de voir qu'elle leur faisait autant confiance. Tenten, elle, avait mauvaise conscience de leur mentir ainsi. Mais elle ne voyait pas comment expliquer ses régulières absences loin du pays du feu à cette petite famille qui s'inquiétait tant pour elle. Et, avec cette excuse, elle était sure qu'ils garderaient le silence. Ce mensonge, elle ne pouvait l'éviter. Mais elle se sentait coupable envers eux. Elle n'aimait pas profiter ainsi de leur naïveté, de leur faiblesse de vieillards. Elle était mal dans sa peau. Sa vie n'était basée que sur le mensonge et le secret. Elle ne pouvait le nier ni se le cacher à elle même. Et c'était cela le plus douloureux.

Ils respectèrent son silence. Peu à peu, le groupe se fit moins compact, les pensionnaires regagnaient leurs places initiales, et Tenten se retrouva seule avec la plus vieille d'entre toute, et surtout la plus sage qui l'avait prise sous son aile depuis leur première rencontre. Elle savait, elle, que la jeune fille n'était pas honnête avec eux, mais elle n'arrivait pas à l'en blâmer. Rien qu'à son expression de souffrance lorsque la jeune fille parlait de ses voyages la renseignait assez sur ce que pouvait être sa vie. Une expression qu'elle semblait être la seule à déceler sous le masque joyeux et souriant que leur montrait la jeune fille.

La vieille dame aurait aimé pouvoir l'aider, la soutenir, la conseiller, mais elle ne le pouvait pas tant que Tenten se murait dans son silence et ses secrets. Elle pensait sincèrement qu'un jour, lorsque sa jeune amie se sentirait prête, elle se confierait à elle. Il lui suffisait d'attendre et d'être toujours à son écoute.

- Tenten, cela n'a pas l'air d'aller...

La jeune fille sursauta et plongea son regard noisette dans celui bleu délavé de son interlocutrice. Elle répondit dans un souffle :

- Je suis un peu fatiguée, je suis revenue de mon dernier voyage il n'y a que trois jours.

- Quand comptes tu repartir ?

- Demain, à la première heure...

- Ce n'est pas raisonnable !

- Peut-être...mais je vis de cela, et je fais vivre l'orphelinat...je ne peux pas abandonner. Et c'est la seule façon qui me permettra de ...

Elle n'alla pas plus loin. C'était son secret. Son but. Sa raison de vivre.

- Et en amour, comment ça avance ?

Tenten poussa un petit soupir lassé. Comment pourrait elle s'intéresser à un homme alors qu'elle n'était jamais là ? Et quel homme pourrait s'intéresser à elle alors qu'elle n'était pas ce qu'elle laissait percevoir d'elle ? L'amour était à proscrire de sa vie.

- Il n'y a pas de place pour l'amour dans ma vie, répondit elle.

- Allons, tu ne peux pas dire ça. Une belle jeune fille comme toi se doit de se marier et de fonder une famille...tu ne pourras pas toujours passer ton temps à venir causer avec des vieux au crépuscule de leur vie.

- Ça ne me dérange pas ! Je suis bien trop occupée pour songer à avoir une famille et surtout à avoir un homme dans ma vie.

- L'amour ne se commande pas ! Quand tu tomberas amoureuse, tu ne diras plus la même chose... crois en mon expérience...

- Je la crois, mais c'est votre expérience pas la mienne... Moi, je ne me laisserai pas envahir par les émotions... c'est absurde !

- Ce qui est absurde, c'est de passer a côté d'un si beau sentiment... Tu pourrais le regretter plus tard, tu sais ?

- Il y a peu de chance que cela arrive de toute façon ! Ne vous en faites pas pour moi.

La vieille dame, voyant que cela ne servait à rien d'argumenter avec la jeune fille, préféra se taire. Elle espérait juste ne pas la voir finir seule et triste simplement par pur orgueil de sa part.

Tenten resta encore une heure auprès de sa vieille amie, puis se décida à partir. Elle reviendrait, mais pas avant une semaine. Il se faisait tard. Elle devait encore faire une chose importante avant de partir le lendemain matin à l'aube pour le pays de la glace
.


oooOOOoooOOOooo


La jeune fille se rendit rapidement chez elle et fit un brin de ménage avant de préparer ses affaires pour partir en voyage. Elle prit son sac en toile et y rangea une couverture, de la nourriture, des armes bien sûr, et de l'eau. Lorsqu'elle eut fini, elle sortit et se rendit dans son étable pour l'accrocher à sa selle qu'elle installerait sur sa monture avant de partir. Tout les préparatifs étant fait, elle s'enveloppa d'une grande cape sombre dont elle rabattit la capuche sur sa tête et se rendit pour la dernière fois au village.

Ses pas étaient rapides, elle ne voulait pas être vue. Elle ne ressemblait qu'à une vague silhouette noire, à l'allure pressée mais légère. Elle dirigea ses pas vers le quartier des armuriers. Elle voulait récupérer quelques armes particulières qu'elle avait déposées chez un ami spécialisé dans ce genre de chose.

Cet ami, elle le connaissait depuis très longtemps. Il était l'une des trois personnes à être au courant de son véritable sexe quand elle se transformait en tueur à gage. Elle lui faisait une totale confiance. Et jamais il ne la trahirait, elle en était sure. Sinon, il savait qu'il risquait gros avec elle.

Au bout de la rue dans laquelle elle s'était engagée, la jeune fille encra son regard sur une petite boutique à l'allure bourgeoise, dont l'enseigne indiquait qu'il s'agissait d'une armurerie. Le bâtiment se tenait sur deux étages. Le rez-de-chaussée servait aux échanges commerciaux, le premier étage était réservé aux expérimentations en tout genre que faisait l'une de ses connaissances, et le deuxième servait d'habitation. Ce fut vers cet endroit que Tenten se dirigea.

La jeune fille pénétra dans la boutique qui pourtant avait fermé ses portes depuis plus d'une heure. La petite porte de derrière était toujours ouverte pour les amis. Amis dont elle faisait partie. Elle se retrouva dans l'arrière boutique où étaient entreposées des armes allant du plus simple couteau à la hache et aux épées. En tendant l'oreille, elle put entendre dans l'atelier qui communiquait par une porte ouverte, des bruits de forge.

Tenten se dirigea directement vers cette pièce et entra sans se faire annoncer. Un grand chien blanc vint l'accueillir en aboyant bruyamment. Elle lui donna quelques caresses et essaya de repousser ses pattes de sa robe. Il allait finir par la faire tomber. Mais son maître n'était pas loin, et il n'eut qu'à ordonner pour se faire obéir.

- Akamaru, tient toi tranquille !

Akamaru baissa la truffe et alla docilement s'installer près du grand feu qui brûlait dans l'énorme âtre de l'atelier. Son maître s'approcha de la silhouette qu'il pouvait deviner dans l'encadrement de la porte et n'eut aucune peine à l'identifier.

- Tu es venue chercher tes armes, ma belle ?

Tenten eut un sourire en reconnaissant son ami. C'était un jeune homme de dix neuf ans, brun, musclé, et plutôt mignon. Il avait un charme animal qui ne laissait pas les femmes indifférentes. Sauf elle, bien entendu. La jeune fille fit glisser sa capuche dans son dos, libérant ses deux macarons et son visage légèrement halé par le soleil du grand air. Inutile de se cacher face à Kiba. Il était son meilleur ami d'enfance et aurait put la reconnaître même sous son déguisement de tueuse.

- Tu as deviné juste ! Tu as ce que je t'ai confiée ? demanda t-elle allant tout de suite à l'essentiel.

- Bien sûr ! Tout est prêt. Suis moi.

Tenten obéit et suivit Kiba jusque dans la boutique. Elle le regarda ouvrir un coffre d'où il sortit un magnifique fouet qui semblait neuf tout en cuir d'un noir profond et brillant. Il le tendit à la jeune fille qui s'en saisit et lui fit fouetter l'air. Elle aimait énormément cette arme.

- Il est comme neuf ! se vanta le jeune homme.

Tenten lui fit une bise sur la joue pour le remercier et attacha son nouveau fouet à sa taille. Il ne lui manquait plus rien en matière d'arme.

- Tu as un nouveau travail ?

- Kiba, tu te montres trop curieux. Cela te perdra. Tu sais très bien que je ne dis jamais rien sur mes missions. N'insiste pas !

- Je peux toujours essayer...

- Si cela t'amuse... et pour le reste ?

- Va voir Karin, c'est elle qui s'est occupée de ça.

- Ok ! Je reviens dans une minute alors...

Tenten se retourna vers l'escalier qui donnait sur la boutique et le grimpa pour se rendre dans le repaire de la dénommée Karin. Il menait jusqu'à une grande pièce, très féminine, mais un peu froide. Près d'une grande table, une jeune femme rousse, avec de petites lunettes sur le nez, et d'une beauté peu commune, semblait effectuer des mélanges dangereux. Des nuages toxiques se dégageaient des nombreuses fioles qu'elle manipulait, et elle ne semblait pas s'en préoccuper. Sur son nez et sa bouche, un morceau de tissus la protégeait de ces vapeurs. Elle était la deuxième personne connaissant son véritable sexe.

Tenten lui tapota doucement l'épaule ce qui la fit sursauter. La jeune femme se tourna vers elle et lui fit un petit sourire énigmatique.

- Tu es pile à l'heure, comme d'habitude... Tes dagues sont là. Elles t'attendent bien sagement depuis deux heures...

Tenten alla retrouver ses armes et les examina attentivement. Il n'y avait pas de changement notable à ce qu'elle pouvait constater. Les lames étaient toujours aussi coupantes et affûtées, et les gardes brillaient grâce à un polissage minutieux. En bref, rien ne semblait pouvoir dire qu'un quelconque changement faisait de ces armes, des lames plus redoutables qu'auparavant.

- Tu as fais ce que je t'avais demandée ? s'informa Tenten.

- Qu'est ce que tu crois ? ! Ces lames ont été enduites de mon tout nouveau poison. Il est redoutable, rien avoir avec ce que tu connais. Une seule éraflure, et c'est une lente agonie qui t'attend. Alors un conseil, évite de t'amuser avec !

- Ne me provoque pas Karin, ou je pourrais très bien les tester sur toi !

Sur ces mots, Tenten préféra quitter cet endroit. Karin aussi connaissait son secret, mais pas pour les même raisons que Kiba. La jeune fille et elle avaient eut le même mentor. Karin avait préféré étudier les poisons, Tenten le combat. Toutes les deux avaient un caractère radicalement différent. Tenten, était taquine, malicieuse et maligne. Karin était plutôt fourbe, calme et réfléchie. Elles n'avaient jamais pu se supporter plus de deux minutes. Mais aucune d'elles n'auraient trahi l'autre car chacune d'elles admiraient et respectaient les capacités de la seconde.

Quant à Kiba, elle pouvait compter sur sa loyauté, jamais il ne l'aurait trahi, cela ne correspondait pas à son code de l'amitié. Quant à la façon dont ces deux là étaient venus à se rencontrer et à travailler ensemble, cela restait un mystère pour elle. Chacun avait ses secrets et du moment qu'ils ne cherchaient pas à connaître les siens, alors elle resterait discrète en retour. Ainsi fonctionnait leur monde.

Cependant, la jeune fille avait cru comprendre que leur rencontre était due à la soeur de Kiba, Hanna, chargée du dressage des chiens de chasse de la famille royale. Karin travaillant pour le jeune roi, il n'était pas impossible qu'ils se soient croisés là bas...

La jeune fille salua sa comparse et redescendit au rez-de-chaussée pour retourner chez elle. Elle donna une dernière caresse à Akamaru en passant devant lui, fit une bise à Kiba et quitta le petit commerce sans un bruit. Aussi discrète et invisible qu'une ombre, elle disparut dans les rues du village baignées par la lumière de la lune et regagna sa maison pour prendre un peu de repos. Demain, le voyage serait long, elle devrait être prête.



Arrivée de Karin et de Kiba =) Je vois très bien Karin en empoisonneuse, je ne sais pas pourquoi xD Si vous avez des remarques négatives à faire, je ne mords pas =) Ne laissons pas les fautes dominer, dénoncez les ! ( Je trouve que ça fait propagande xD )

Prochain chapitre : Conflit

# Posté le vendredi 15 mai 2009 13:03

Modifié le mardi 06 octobre 2009 13:52

oooOOOooo Tueuse à gage oooOOOooo Chapitre 4

oooOOOooo Tueuse à gage oooOOOooo Chapitre 4
Je vous remercie pour vos encouragements =D Voici un nouveau chapitre ^__^ J'espère qu'il vous plaira =)



Chapitre 4

Conflit


Tenten était partie tôt, commençant une longue route pour se rendre au pays de la glace afin de satisfaire la demande de sa nouvelle cliente. Dans deux jours, elle serait arrivée à destination, et il ne lui resterait plus qu'à tuer la princesse Hinata. Une formalité, elle en était certaine.

Le soleil brillait, comme pour lui souhaiter un bon voyage et tout semblait aller pour le mieux. Son allure était correcte, ni trop rapide, ni trop lente. Elle profitait du paysage en souriant, même si son masque le cachait.

Habillée comme un homme, avec son éternelle cape qu'elle ne quittait jamais lorsqu'elle prenait son apparence de tueuse, elle arborait toujours ses poings américains, et ses dagues dont elle ne séparait quasiment jamais. Mais en plus de cela, elle pouvait compter sur son nouveau fouet, et ses deux nouveaux couteaux empoisonnés. Elle avait hâte d'essayer tout cela.

Comme une gamine venant de recevoir ses cadeaux de noël, elle attendait impatiemment l'occasion de les mettre à l'épreuve. Et elle se doutait qu'elles ne la décevraient pas. Kiba et Karin avaient fait du bon boulot. Elle les complimenterait plus tard, une fois revenue, et si l'humeur s'y prêtait. Sinon, elle se contenterait de leur donner du travail comme à chacune de ses visites.


oooOOOoooOOOooo



Neji se tenait droit, comme toujours, digne, princier. Assis sur le trône près de son oncle qui supervisait les opérations, il écoutait les doléances des paysans. C'était bien l'une des responsabilités qu'il détestait le plus. Gérer de petits conflits sans intérêts lui prenait la tête. Mais il ne devait pas le montrer. Cela aurait été indigne d'un prince. Alors il supportait en silence, et en maudissant tout ces gens de ne pas savoir régler leur soucis tout seuls.

Des soucis. Il n'avait que cela sur le dos en ce moment. Avec ses fiançailles qu'il célébrerait officiellement bientôt, Hinata qui semblait plus triste que jamais, et le rapport qu'il venait de recevoir sur le pays du feu, rien ne semblait lui être épargné.

Cela faisait près de trois heures qu'il se tenait sur ce trône pour juger et essayer de trouver des solutions et des compromis qui satisfaisaient tout les partis. Et là, il n'avait qu'une envie, se lever et prendre l'air. Mais il devait attendre, juste un peu, mais attendre quand même, la fin de cette torture.

Il luttait depuis longtemps pour ne pas prendre sa tête entre ses mains pour fermer les yeux et oublier cette corvée. Seules la présence de son oncle, et sa propre dignité lui permettaient de ne pas se laisser aller à ce genre de penchant. En cet instant, les yeux dans le vague, il ne pensait plus à rien, chose qui lui arrivait rarement. Il fut donc surpris lorsque la voix de son oncle le sortit de sa rêverie.

- Neji, que penses tu de ce cas là ? demanda Hiashi à son neveu.

Neji sursauta. Il n'avait pas écouté un seul mot de ce qui avait été dit pendant les minutes précédentes. Perdu dans ses pensées, il ne s'était pas rendu compte qu'il se déconnectait de la réalité. Et maintenant, il ne savait plus trop quoi dire.

- Et bien... je pense que... les témoignages ne sont pas bien clairs. Si les deux partis en présence pouvaient s'expliquer d'une façon différente, je pourrais sûrement me faire une opinion et trancher efficacement sur cette affaire, répondit le jeune prince avec un naturel confondant.

Son flegme et son sens de l'analyse lui permettaient souvent de se sortir de ce genre de situation. Et il avait appris à mentir depuis son plus jeune âge. Un prince héritier devait savoir tromper son adversaire lors de discussion diplomatique pour mener le débat. Et Neji était très fort à ce jeu là.

Les deux paysans qui se battaient pour la propriété d'un champ vierge de toute culture, se relancèrent dans leurs explications et cette fois ci, Neji se fit attentif. Après tout, il allait devenir roi à son tour, et il se devait d'être à l'écoute de ses sujets, même si ces derniers lui causaient des soucis pour des choses aussi futiles.



oooOOOoooOOOooo



_ Naruto, arrête de tourner comme ça ! Ordonna Sasuke à son meilleur ami.

Le jeune homme blond ne s'arrêta pas pour autant. Ce que venait de lui dire son meilleur ami et accessoirement, roi du pays du feu, le rendait nerveux. Très nerveux. Et qui ne le serait pas en entendant une telle nouvelle ? Il s'exclama :

- Sasuke ! Tu ne penses tout de même pas ce que tu viens de me dire ?

Le jeune roi du pays du feu, ne répondit pas tout de suite. Non seulement il pensait ce qu'il venait de dire, mais il commençait à regretter de l'avoir dit à Naruto. Il aurait pourtant dû se douter que le jeune homme blond ne serait pas de son avis. Mais il était son meilleur ami, et son opinion comptait énormément pour lui. Beaucoup plus qu'il ne voudrait bien l'avouer un jour.

Après quelques secondes d'un silence que Naruto connaissait que trop bien, le jeune homme au regard ébène consentit enfin à répondre :

- Non seulement je le pense, mais c'est la seule solution pour mettre fin aux conflits.

Naruto sembla perdre patience. Il n'était pas du tout d'accord avec son ami. Et son caractère énergique le faisait facilement s'emporter lorsqu'il était confronté à ce qui était, selon lui, une injustice. Et cette décision prise par Sasuke n'échappait pas à la règle.

- Tu crois que la guerre est vraiment l'unique solution ? Que fais tu des pourparlers ?

Sasuke eut un petit rire désabusé. Son meilleur ami avait vraiment une vision bien enfantine de la vie. Les pourparlers n'étaient même pas une solution envisageable. Il y avait pensé, naturellement, mais cette idée lui avait paru absurde. Et elle n'avait fait que traverser son esprit sans s'y attarder davantage qu'une petite minute.

- Oui. Quant au pourparler, j'y ai déjà songé figure toi, mais ce n'est pas possible.

- Ah bon et pourquoi ?

- Tout simplement parce que la famille royale des Uchiwa et celle des Hyûga sont ennemis depuis plusieurs siècles. Des pourparlers, il y en a déjà eut, et cela n'a rien donné auparavant. Pourquoi referais je les erreurs d'autrefois ?

Naruto écouta les paroles de son ami sans pour autant trouver ses excuses valables.

- Ennemis ou pas, la guerre entre le pays du feu et celui de la glace n'arrangera rien ! La seule chose que cela causera, sera la mort de milliers d'hommes, que ce soit nos soldats ou ceux du pays de la glace. Sans parler des pertes civiles qu'un tel conflit pourrait engendrer. Tu y as pensé ?

- Bien sûr ! Pour qui me prends tu ?

Le jeune homme blond préféra ne rien dire. Sasuke savait très bien ce qu'il pensait de lui et il n'avait aucune raison de le lui répéter.

Néanmoins, ces paroles eurent un effet imprévu chez le roi du pays du feu. Naruto avait raison dans un sens. Il se devait de protéger ses sujets, et la guerre ne causerait que trop de mort. Mais, les pourparlers n'aboutiraient jamais, il le savait, mais s'il y réfléchissait bien, devaient ils forcément aboutir ? Une idée venait de germer dans son esprit, mais elle était encore trop brouillonne pour qu'il ne prenne pas le temps de l'affiner.

- C'est bon Naruto. Tu m'as convaincu, je ne lancerai pas de déclaration de guerre... pour l'instant. En attendant, j'aimerais beaucoup savoir pourquoi tu tiens tant à protéger ce pays de la glace ?

Naruto put voir une étincelle malicieuse dans le regard de son ami. Cela ne lui arrivait que rarement. Très rarement. Mais bien plus souvent quand ils étaient seul à seul. Son ami semblait, alors, se montrer véritablement lui même. Ce qui voulait dire, un peu moins froid et distant. Et la seule personne autre que le jeune homme blond à réussir l'exploit de dérider le beau roi, était Sakura.

Le jeune homme réfléchit un instant à la question de son meilleur ami et fini par jouer les ignorants.

- Je ne vois pas du tout de quoi tu parles !

Sasuke eut un micro sourire amusé. Naruto ne savait pas bien mentir. Et lui, le connaissait par c½ur. Il ne savait pour quelle raison, mais il avait envi de taquiner un peu son meilleur ami et confident. Il répondit donc le plus innocemment du monde :

- Et si je te dis Hinata Hyûga, que me réponds tu ?

Naruto se mit à rougir. Hinata. S'il y avait bien une personne qu'il désirait protéger au pays de la glace, c'était bien la princesse héritière. Il l'a rejoindrait sans réfléchir si elle devait, un jour, partager ses sentiments, mais il ne pensait pas qu'une jeune fille aussi pure et belle qu'Hinata puisse se préoccuper de son existence. Et, bien sûr, son ami l'avait percé à jour. Comme d'habitude.

- Hinata n'est qu'une connaissance, rien de plus !

- Oui, et c'est pour ça que tu as pris une teinte cramoisie...

- Tais toi Sasuke ! Ou bien, que tu sois roi ou non, je t'embroche !

- Essaie pour voir. Je te botterai les fesses avec plaisir... tu n'es pas à la hauteur, idiot.

- Ah oui ?

- Hn.

Bien qu'ils soient tout les deux adultes et matures, quoique Sasuke le soit plus que son ami, ils ne cessaient de se chamailler pour un rien dès que l'occasion se présentait. Cette manie qu'ils avaient pris en étant enfants ne semblait pas devoir se dissiper avec l'âge. Et aucun des deux ne semblaient vouloir y mettre fin.



oooOOOoooOOOooo



La jeune tueuse s'arrêta dans une clairière pour passer la nuit. Il commençait à faire sombre tout autour d'elle et continuer son chemin dans ces conditions s'avérait dangereux, même pour elle. Prendre un peu de repos ne lui ferait pas de mal. Chevaucher toute la journée en ne s'autorisant qu'une halte pour grignoter n'était vraiment pas raisonnable. Mais la jeune fille ne se qualifiait pas de personne raisonnable. Bien au contraire.

Elle rassembla du bois mort pour faire un feu car le temps se rafraîchissait au fur et à mesure qu'elle se rapprochait de sa destination. Se trouvant dans une forêt assez dense mais dont le feuillage était quasi inexistant du fait que l'on entrait en hiver, elle n'eut aucun mal à trouver son bonheur.

Tenten alluma son feu et une fois qu'il eut bien pris, elle sortit la couverture de la sacoche accrochée à la selle de son cheval, ainsi que de quoi manger et alla s'installer au coin du feu pour se réchauffer. Il faisait un peu frais, mais avec la couverture et sa cape, la jeune fille ne sentait pas le froid. Elle était bien, et le calme qui l'entourait lui fait un bien fou. C'était apaisant et reposant.

Le chant des oiseaux se fit de plus en plus lointain avant de finir par disparaître pour laisser place aux hululements des hiboux et aux bruits des autres animaux nocturnes. Ses sons connus de la jeune fille finirent par la bercer et elle s'endormit, un couteau serré dans son poing droit, comme une enfant.

Le feu finit par agoniser avant de s'éteindre ne laissant qu'un peu de cendre, de braises, et de morceaux de bois calcinés. Tenten s'était endormie, et ces détails ne la préoccupaient pas le moins du monde. Elle y penserait plus tard, une fois réveillée
.


oooOOOoooOOOooo



En cette belle matinée, le prince du pays de la glace ne profitait pas du beau temps et son humeur n'était pas spécialement à l'image du soleil qui brillait dans le ciel. Il relisait pour la énième fois le rapport que ses espions lui avaient remis la veille. Tout cela l'inquiétait, et il n'imaginait pas à quel point il avait raison.

Mais il fallait dire que ce qu'il pouvait lire avait de quoi être alarmant. Selon les informations qu'il avait sous les yeux, une guerre ne semblait pas à exclure. Les mouvements de troupes qu'ils avaient pus observer montraient clairement que le roi du pays du feu préparait une offensive, ou, tout du moins, qu'il y songeait.

Il ne savait trop quelle décision prendre. C'était lui qui était en charge du commandement militaire et des décisions s'y reportant. Et il hésitait sur la démarche à suivre. Devait il laisser faire tout en surveillant le déroulements des événements, au risque de se tromper et de ne pas pouvoir réagir à temps en cas d'attaque, ou bien, devait il ordonner à ses troupes de se poster à des points stratégiques en risquant de provoquer une guerre dont il ne voulait pas ?

Il finit par se lever et à faire les cent pas dans son bureau. Il ne voulait en aucun cas demander conseil à son oncle. Ce serait faire preuve de faiblesse, et il haïssait les faibles. Jamais il n'accepterait d'en devenir un aux yeux de son oncle. Il poussa un soupir et fit marcher son intelligence au maximum de sa capacité, mais rien ne semblait pouvoir immerger.

Le jeune prince aurait voulu s'arracher les cheveux, mais préféra s'abstenir. Une autre option bien plus raisonnable et au combien moins douloureuse venait de s'imposer à son esprit. Et bien qu'il refusait souvent de demander de l'aide, il devait avouer ne pas pouvoir faire autrement. Et puis, la personne qu'il comptait consulter était un ami de longue date et son conseillé militaire le plus intelligent qui soit. Il ne doutait pas que lui saurait trouver la solution à son dilemme.

Le jeune homme claqua des doigts et aussitôt, un serviteur entra pour répondre à sa requête. A croire qu'il se tenait l'oreille collée à la porte dans l'attente de ce fameux claquement de doigt. Mais ce mystère n'était pas le plus intéressant en cette matinée.

- Allez me cherche mon premier conseillé.

- Bien, altesse...

Le serviteur disparut aussi vite qu'il était apparu. Neji profita de ce moment de répit pour admirer la vue qu'il avait de son bureau. Le calme de la forêt dénudée, et la paisible lumière du soleil firent du bien à son moral. Il inspira et expira, comme pour reprendre son sang froid alors qu'il se trouvait tout à fait calme.

Quelqu'un frappa à la porte de son bureau, et devinant de qui il s'agissait, le jeune homme lui ordonna d'entrer avant de se rasseoir à son bureau pour se remettre au travail.

Un autre jeune homme entra dans la pièce et le salua comme le protocole l'exigeait, c'est à dire avec une petite révérence et attendit que son ami lui expose la situation. Il était rare que Neji fasse appel à lui, il fallait qu'il ait un véritable souci, ou bien un problème qui lui semblait vraiment insoluble pour lui demander son avis.

- Shikamaru, je suis sûr que tu peux trouver une solution à mon problème. Assis toi, et écoute attentivement.

Shikamaru obéit et écouta son prince avec toute l'attention qu'il était capable de donner. Il fit un effort pour ne pas s'endormir ce qui était un véritable exploit chez lui. Mais lorsque la situation était sérieuse, il savait prendre ses responsabilités et se conduire comme il se devait. Même si cela lui paraissait vraiment difficile.

Une fois que Neji eut exposé toute la situation en lui remettant le rapport pour qu'il connaisse tous les détails, Shikamaru entra dans une profonde réflexion. Il ne prenait jamais aucune décision à la légère, et tout était calculé au détail près. C'était en cela que le prince l'appréciait énormément, en plus de ses conseils avisés.

Shikamaru pouvait comprendre les doutes et les craintes de son ami. Ce dernier avait de grandes responsabilités, et chacune de ses décisions pouvaient engendrer des conséquences aussi bénéfiques que désastreuses. Il était heureux de ne pas être de sang royale. Et il avait de la peine pour son ami. Que ferait-il s'il devait un jour gouverner et donc sacrifier ses heures de sommeil pour le bien de l'état ? Chose impensable pour Shikamaru Nara.

Lorsqu'il lui sembla avoir trouvé la meilleure chose à faire, il s'adressa à Neji avec un air ennuyé. C'était pourtant tellement simple que son ami aurait dû y penser avant. Et cela lui aurait permis de continuer sa grasse matinée déjà bien entamée avant d'être dérangé. Mais il ne pouvait pas en vouloir à Neji de ne pas être aussi intelligent que lui. Après tout, 200 point de QI ce n'était pas donné à tout le monde et malheureusement, il avait fallu que cela tombe sur lui. Enfin, cela, c'était son point de vu. Et il ne niait pas qu'il était discutable.

Il se redressa et posa un regard ennuyé sur le jeune prince qui attendait son avis. Le jeune homme ne put s'empêcher de bailler avant de déclarer pour mettre fin à l'attente de son royal ami :

- Si tu ne veux pas être pris au dépourvu sans pour autant déclencher une guerre, pourquoi ne pas envoyer de petites garnisons qui passeraient inaperçues et qui pourraient retenir d'éventuels agresseurs le temps que tu envois des renforts. Ainsi, ils ne se doutent de rien, et tu ne risques pas d'être surpris. Enfin, c'est quand même galère comme situation...

Les deux amis se tutoyaient, trop proche pour le vouvoiement. Et comme Shikamaru était le descendant des Nara, l'une des familles les plus prestigieuses du pays de la glace, on passait sur cette inconvenance. Les seules et uniques fois où ils se vouvoyaient, c'était en présence du roi. Ce dernier ne tolérait aucun manquement.

Neji pris un temps de réflexion et songea que l'idée était bonne. Il n'en attendait pas moins du génie qui lui faisait face. Il avait bien fait de lui demander son aide. Mais il se sentait stupide de ne pas avoir pensé plus tôt à cette solution. Que lui arrivait il ?

- Tu as raison, j'aurais dû y penser moi même, mais en ce moment, avec les préparatifs de mes fiançailles, les caprices d'Hanabi, et le reste de mes responsabilités, je ne dors presque plus. Je dois être un peu fatigué...

Neji ne se livrait que rarement, préférant garder ses états d'âmes pour lui. Mais à Shikamaru, il savait pouvoir se confier sans être jugé. Mais cela restait tout de même très occasionnel. D'ailleurs, Shikamaru préféra ne rien dire. De toute façon, Neji ne l'écouterait pas, alors autant économiser sa salive et retourner faire une petite sieste. Il l'avait bien méritée après tout. Aussi décida t-il d'achever cet entretien.

- Bien, puisque tu n'as plus besoin de moi, je vais aller me reposer.

Neji ne répondit rien et le laissa partir. Il appréciait énormément la discrétion de son ami et surtout, son aide précieuse. Il venait de lui enlever une épine du pied, il ne lui restait plus qu'à donner ses ordres. Et il allait s'y atteler dès maintenant.


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Tenten avait repris la route dès l'aube. La journée semblait radieuse et à la fin de celle-ci, elle aurait quitté la forêt et atteint la capitale du pays de la glace. Elle avait hâte de trouver une chambre confortable dans une bonne auberge pour pouvoir se reposer et se préparer à agir la nuit même.

Le réveil s'était fait en douceur, elle avait passé une bonne nuit, aucune courbature ne la faisait souffrir, et son moral était au beau fixe. Si elle n'avait pas eut ce mauvais pressentiment qui la rongeait depuis son départ, tout aurait put être parfait. Mais au creux de son estomac, elle ne se sentait pas bien. Elle avait ce curieux pincement qui lui faisait craindre le pire. Elle avait beau se secouer mentalement, rien n'y faisait.

Devant elle, la route se déroulait lentement, mais sûrement. D'une main négligente, elle caressait la garde de son épée tout en dirigeant son cheval d'une main experte. Son apparence suffisait à éloigner les voleurs solitaires. Aucun ne se montrait assez téméraire pour oser se mesurer à elle. Elle en soupirait d'aise.

Cependant, ce qu'elle n'avait pas prévue, c'était une attaque en bande. Il fallait dire qu'en ces temps difficiles, c'était bien souvent chacun pour soi et dieu pour tous. Les voleurs n'étant pas du genre à se serrer les coudes, elle pensait sincèrement n'avoir rien à craindre. Mais apparemment, elle se trompait.

Sentant plusieurs présences près d'elle, la jeune fille resserra son emprise sur la garde de son épée. Elle attendait patiemment, sans paniquer ou montrer le moindre signe de peur, que ses agresseurs, qu'elle devinait, passent à l'attaque. Ce qui ne se fit pas attendre. Elle vit des dizaines de silhouettes se dissocier des troncs d'arbres, des broussailles, des branchages. Des hommes à l'allure morbide tant leur maigreur et leur pâleur leur donnaient l'air de cadavres. Mais l'énergie de la faim qu'ils ressentaient et l'espoir de voler enfin de quoi s'acheter de quoi survivre les rendaient redoutables. Tenten savait qu'elle ne devait pas les sous estimer. Cela pourrait la perdre.

Pensant être assez nombreux pour pouvoir l'avoir sans trop se fatiguer, ils se jetèrent sur elle pour la désarçonner. Malgré les armes qu'elle affichait et son apparence pour le moins effrayante, ils ne reculèrent pas le moins du monde. Armés de couteau rouillés, de massues défoncées, et d'arc aux flèches imprécises, ils essayèrent de la tuer avant de la voler. Mais Tenten n'était pas du genre à se laisser faire, et consciente du danger, même s'ils ne semblaient pas très terrifiants de son point du vu, elle consentit à mettre pieds à terre pour avoir un appui plus stable afin de se battre. Inutile de risquer une chute.

Elle dégaina son épée et se positionna face à ses agresseurs. D'un regard, elle jaugea leur niveau et sut tout de suite, qu'elle n'aurait pas de mal à les défaire. Ce serait même trop facile à son goût, mais elle n'allait tout de même pas se plaindre.

La seule chose qu'ils voyaient, eux, était un homme seul qui, quoique bien armé, n'avait personne pour le soutenir et l'aider dans cette bataille. Eux, étaient plus d'une trentaine, et ils savaient que l'union faisait la force. S'ils s'y prenaient bien, cet homme, aussi fort pouvait il être, ne pourrait venir à bout de toute la troupe à lui seul. Mais leur incohérence leur laissait peu de chance de réussite.

Ils se jetèrent sur elle de façon désordonnée, essayant de l'assommer à coup de massue ou de la blesser avec leur couteau, tandis que ceux armé d'arc n'osaient pas tirer, ne sachant ou viser pour ne toucher qu'elle.

Leurs mouvements ne se complétaient pas, leurs attaques semblaient brouillonnes, ils agissaient selon leur instinct, qui pouvait facilement être comparé à celui d'une bête sauvage, et ne tenaient pas compte de ce qui les entouraient. Tenten pourrait profiter de cette faiblesse. Et c'est ce qu'elle fit.

Elle se baissa une première fois pour éviter un coup venant de sa droite avant de se redresser et d'embrocher celui qui avait eut l'audace de tenter de la tuer d'une façon aussi maladroite.

En retirant son épée couverte de sang, elle eut un sourire carnassier qu'ils ne purent voir, tandis qu'elle leur lançait d'une voix moqueuse :

- Fuyez ou bien mourrez.

Certains préférèrent écouter la voix de la raison et prirent leurs jambes à leur cou. Ils ne voulaient pas mourir prématurément. D'autres, préférèrent prendre le risque et bien mal leur en pris.

Tenten effectua quelques mouvements complexes histoire de les impressionner et de leur faire peur. Mais à croire qu'ils étaient stupides ou bien suicidaires, ils continuèrent de l'attaquer sans chance de réussite.

Exaspérée d'essayer de leur sauver la vie en les prévenant de diverses façons qu'elle était plus forte qu'eux, elle décida de se lancer véritablement dans la bataille. Oubliant tout ses scrupules, elle endossa sa personnalité de tueuse à gage et tua tout ce qui se trouvait à sa porté. Enchaînant les parades, esquivant des attaques inutiles, trouvant des ouvertures faciles à exploitées, elle décapita plusieurs d'entre eux, assomma les autres d'un coup de pied bien placé et acheva les blessés sans aucune considération.

Lorsqu'ils furent tous morts, elle regarda ce champ de bataille ensanglanté et secoua la tête, lassée de ne pas être prise au sérieuse lorsqu'elle lançait des menaces. Elle ne prenait pourtant aucun plaisir à massacrer des hommes qui, en fin de compte, essayaient juste de survivre dans un monde pour le moins cruel. Elle même savait que la vie amenait à faire des choix et à agir en contradiction avec ses croyances et sa philosophie de vie. Quand son existence est en danger, ou bien que sa vie est totalement chamboulée, l'homme à tendance à agir comme son instinct le plus primaire le lui souffle. Il ne réfléchit plus, il se laisse manipuler par ses envies les plus pressantes. Elle même pouvait témoigner en connaissance de cause.

Oubliant ce genre de pensées qui n'avaient plus sa place dans son subconscient, elle décida de se remettre en route pour la capitale du pays de la glace. Toujours faire passer son travail avant les considérations personnelles. Voici l'une des règles que son mentor n'avait jamais cessé de lui répéter. Et elle s'y était toujours tenue.

Remontant sur sa monture qui avait été dressée pour ne pas fuir malgré les batailles, elle reprit sa route tout en songeant à nettoyer son épée une fois arrivée. Elle n'aimait pas voir ses armes s'abîmer et jamais l'un de ses couteaux ne se retrouveraient dans l'état de ceux de ses malheureux assaillants. Elle y tenait trop.

Elle s'éloigna des corps sans se préoccuper de leur avenir et ne songea plus qu'à une chose, un bon bain chaud pour se relaxer un peu.



Shikamaru, un de mes persos préféré =) En tacticien, c'est ce qui lui va le mieux, mais j'avoue qu'il a pas l'air très motivé xD Bref, remarques positives / négatives, n'hésitez pas =)
En ce qui concerne les saletés qui peuvent pourrir ma fic ( les fautes ) dites moi si vous en voyez ^^



Prochain chapitre :
Préparation et remords

# Posté le mardi 19 mai 2009 12:40

Modifié le vendredi 14 août 2009 16:24

oooOOOooo Tueuse à gage oooOOOooo Chapitre 5

oooOOOooo Tueuse à gage oooOOOooo Chapitre 5
Et voila le chapitre 5 !! Je vous remercie pour tous vos coms !! Sur ce, bonne lecture ^__^

Ps : Pour Tenshina, et NejiTentenLove, je ne préviens pas par mail !! Désolée ^^"




Chapitre 5

Préparation et remords



Le pays de la glace n'avait de glacial que le nom, et peut-être aussi, sa famille royale. Même en cette période hivernale, le soleil brillait dans le ciel, inondant le paysage de rayons lumineux. Ce pays tenait son nom des hauts pics montagneux dont les sommets étaient de glaces faisant naître de petits arcs en ciel lorsque les rayons du soleil les traversaient.

Tenten admirait le paysage tandis qu'elle chevauchait au pas, en cette fin d'après midi, dans les rues de la capitale. Elle trouvait cet endroit féerique, et pour peu qu'elle n'eut pas un travail à accomplir, elle se serait bien crue dans un petit paradis. Mais un paradis ne pouvait abriter en son sein une personne capable de commanditer un meurtre. Et cela gâcha un peu la vision utopique que la jeune tueuse avait de ce royaume.

Elle ne s'était pas posée de question sur les motivations d'une telle demande. Tuer la princesse Hinata du pays de la glace était tout de même une chose grave, même si pour elle, cela n'était rien d'autre qu'un simple travail. Elle n'avait pas à savoir les raisons qui poussaient son employeur à vouloir éliminer sa future victime. Mais dans ce cas là, Tenten pensait fortement qu'il s'agissait d'un quelconque coup politique.

La jeune fille se sortit de ses pensées et réfléchit à la démarche à suivre. Elle songeait tout d'abord à trouver une auberge non loin du palais royal afin de se trouver à proximité du lieu de son futur crime avant de faire un tour de reconnaissance. Cela lui semblait correct pour un début de soirée. Elle pourrait agir pendant la nuit, lorsque tout le monde serait endormi. Ainsi, elle aurait moins de chance d'être repérée.

Son regard se posa sur un passant, un homme d'âge moyen, frisant sûrement la quarantaine, au ventre bien développé qui témoignait d'une vie d'abondance. Il saurait la renseigner sur la localisation de l'auberge qu'elle recherchait. Aussi, sans prêter attention à l'effet que son accoutrement pourrait avoir sur le bourgeois, elle décida de s'adresser à lui sans plus de cérémonie. Se penchant par dessus l'encolure de son cheval, elle l'interpella.

- Excusez moi.

L'homme tourna sa tête vers elle et eut un mouvement de recul en l'apercevant. Il fallait dire que la poussière du chemin et le sang qui maculait son épée et son vêtement n'inspirait pas vraiment la confiance. Il se demanda ce que pouvait lui vouloir un homme de ce genre, et après une légère réflexion, il décida qu'il n'avait pas tant envie que cela de le savoir.

Tenten put voir la terreur dans les yeux qui la fixaient et s'aperçut que tout les membres de son vis à vis tremblaient imperceptiblement. Elle comprit qu'il essayait de garder son sang froid pour ne pas céder à sa peur, mais cela ne dura que l'espace d'un instant.

Oubliant sa volonté de rester fort devant ce tueur, il échappa un petit gémissement d'effroi et préféra prendre la fuite sous les yeux hébétés de la jeune fille.

Poussant un soupir résigné, Tenten sentit qu'elle ne trouverait pas facilement d'aide dans cette ville. N'ayant pas d'autres vêtements que ceux la, mis à part ceux qu'elle porterait pour agir cette nuit, elle songea à garder son apparence actuelle. Il lui faudrait se débrouiller seule pour trouver son chemin. Elle espérait seulement que cela ne lui prendrait pas trop de temps.

La tueuse reprit sa route, se dirigeant lentement vers le palais royal et en souhaitant tomber sur une auberge qui la satisferait. Elle croisa encore plusieurs personnes sur son chemin, mais dès que ceux-ci l'apercevaient, ils détournaient le regard et quittaient rapidement l'endroit. Elle ne leur prêtait plus attention. Son esprit était préoccupé par ce qui aller arriver cette nuit là, et les risques qu'elle encourait si elle se faisait attraper. Il fallait qu'elle prenne toutes ses précautions pour ne pas foncer tête baissée.

Alors qu'elle pensait au moyen de tuer en toute discrétion la jeune princesse, hésitant entre ses dagues empoisonnées, et son fouet pour l'étrangler, elle porta son regard sur un petit jardin privé dans lequel des vêtements féminins séchaient tranquillement au vent. Elle eut un petit sourire tandis que d'un geste bref de la main elle stoppait sa monture.

Sans perdre une minute de plus, elle sauta à bas de son cheval et s'introduisit dans le jardin en sautant souplement par dessus le muret qui le séparait du reste de la rue. Après une rapide vérification des alentours pour éviter de se faire repérer, elle se saisit des vêtements et les jeta rapidement sur son épaule avant de faire chemin inverse.

Une fois qu'elle retrouva son cheval, elle s'engouffra dans une ruelle isolée et sombre pour pouvoir se changer sans être dérangée. Si on la surprenait, non seulement sa mission serait un échec, mais c'était toute sa couverture qui tombait à l'eau. Elle jouait gros, mais elle n'avait pas le choix si elle tenait à gagner la confiance des habitants de la ville pour qu'ils daignent enfin lui fournir le tout petit renseignement qu'elle demandait innocemment.

Une fois vêtue, la jeune fille ressortit méconnaissable de la ruelle. Elle se hâta de ranger ses vêtements de tueuse dans l'une des sacoches accrochées à sa selle avant de s'envelopper de sa cape pour dissimuler son épée et son fouet. Ses poignards, eux, avaient été habilement dissimulés dans ses jupons. S'ils la fuyaient encore après cela, elle ne comprendrait plus rien.

Tenten chercha des yeux la personne qu'elle pourrait interroger et trouva une jeune femme qui semblait revenir de ses courses si elle en jugeait aux paniers de victuailles qu'elle transportait. La jeune tueuse s'approcha de la citadine et prenant soin de paraître le plus féminine et la moins menaçante possible, elle demanda :

- Pardonnez moi, sauriez vous où je pourrais trouver une auberge qui soit à moins de cent mètres du palais, s'il vous plait ?

- A moins de cent mètres ? répéta la jeune femme visiblement décontenancée par tant de précision dans la demande.

Tenten devait avouer que cela pouvait surprendre et qu'elle n'y était pas allée dans le subtile. Mais elle commençait à perdre patience et elle souhaitait aller droit au but. Sinon, à cette allure, elle serait encore en train de tourner en rond dans cette ville au couchée du soleil. Elle répondit donc avec un peu d'énervement dans sa voix :

- Oui, à moins de cent mètres ! En quoi cela peut-il être choquant ?

Son interlocutrice hésita, puis répondit confuse :

- Pour rien... euh, je crois qu'il y en a une à dix minutes d'ici, il vous suffit de continuer dans cette direction puis de tourner à droite lorsque vous serez arrivée à la grande place de la ville. Vous ne pourrez sans doute pas la rater...

- Merci ! lança avec hargne la jeune fille.

Décidément, il était vraiment difficile de soutirer des informations aux habitants de cette capitale. Elle essaya de se calmer tout en rejoignant son cheval et en le montant pour arriver plus vite à destination. Elle n'avait pas que cela à faire, elle devait encore effectuer son tour de repérage.

En talonnant sa monture pour la faire aller au trot, elle ne put s'empêcher de penser que sa question pourrait faire naître des soupçons sur elle si cette femme était de nature méfiante. Mais cela ne sembla pas la gêner outre mesure. Elle ne s'inquiétait pas pour si peu. Après tout, le lendemain, elle serait déjà repartie pour le pays du feu en laissant derrière elle un cadavre encore chaud. C'était tout ce qui comptait.


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Neji venait tout juste de terminer sa journée de travail en tant que prince héritier et il pouvait maintenant s'accorder un peu de repos. Un repos qu'il jugeait bien mérité. Mais pour le jeune homme, cela ne signifiait pas, comme pour Shikamaru, une bonne sieste avant le repas. Il se dirigea vers la salle d'arme et s'y engagea comme il le faisait chaque soir, ou chaque matin, selon son humeur.

La salle d'arme était une grande pièce contenant une multitude d'équipement de guerre que Neji ne regarda qu'à peine. Les armures qui brillaient, les sabres et les épées accrochées aux murs, les lances abandonnées dans un coin, les dagues, poignards, couteaux, qui reposaient sur des tables prévues à cet effet, et les bandages rangés dans des coffres, il les connaissait par c½ur. Il n'y avait plus l'attrait de la nouveauté. Il n'avait plus cette excitation de petit garçon lorsqu'il était entré pour la première fois dans cette salle.

Ce fut donc, avec une sorte d'ennuie blasé qu'il s'approcha de deux courtes épées, ses armes favorites, pour s'en saisir. Il les soupesa, les examina pour voir si elles avaient été entretenues, et fini par les emporter avec lui. Il avait une grande envie de se défouler dans la salle d'entraînement du palais qu'il semblait être le seul à s'en servir. Après cela, il songeait à prendre un bain relaxant et enfin un massage qui lui ferait le plus grand bien.

Il traversa un petit couloir et ouvrit l'une des deux grandes portes qui donnaient sur la salle d'entraînement. Celle-ci se trouvait être assez proche de la salle d'arme, ce qui était pour le moins pratique. Il s'avança jusqu'au centre de la pièce et commença à effectuer des mouvements légers, et gracieux. Cela avait plus l'air d'une danse que d'un style de combat. Pourtant, lorsqu'il se battait réellement, il devenait une véritable machine à tuer. Personne ne lui arrivait à la cheville, et il le savait. C'était aussi pour cela qu'il s'entraînait chaque jour, afin de garder un niveau plus qu'acceptable.

Mais plus que pour garder la forme, il lui semblait qu'en accomplissant cette habitude prise depuis son enfance, il se rapprochait un peu de son père. C'était lui qui l'avait initié au maniement des armes, et chaque jour, il l'avait emmené dans cette salle pour le faire travailler d'arrache pied. Exigeant mais juste, il l'avait fait progresser à une allure incroyable. Il fallait dire que Neji était vraiment doué, très doué. Et son père l'avait souvent complimenté sur ses facultés. Il ne lui avait jamais dit de vive voix, mais Neji savait que son père était fier de lui. En tout, cas, il faisait tout pour que ce soit le cas de là où il se trouvait.

Le jeune prince eut un sourire en évoquant ces souvenirs. Un sourire triste qui lui fit redoubler d'ardeur. Ses gestes devinrent plus rapides, plus précis, plus élégants. Sa respiration qu'il contrôlait à la perfection s'accéléra. Il n'avait pas de témoins, il n'aimait pas s'entraîner sous des yeux scrutateurs. Il préférait la solitude et la tranquillité. Bien qu'Hinata, Hanabi, ou encore son oncle, lui eut proposé de le regarder en simples spectateurs, il s'y était toujours refusé dans une sorte de pudeur secrète.

Le jeune homme termina sa séance sur un dernier mouvement dont la complexité aurait donné du fil à retordre à quiconque n'était pas lui. Ses bras commençaient tout juste à le brûler, résultat de ses efforts intenses. Mais cela ne le gênait pas, bien au contraire. C'était le but qu'il recherchait. Il essuya la sueur qui mouillait son front et songea qu'un bain ne serait pas de trop avant de se rendre au dîner.

Neji quitta la salle d'entraînement et se rendit tout d'abord dans la salle d'arme pour ranger ses deux épées. Puis, il ressortit et se rendit dans ses appartements dans l'aile gauche afin de se laver pour quitter cette affreuse odeur de transpiration.

Il passa devant plusieurs serviteurs qui se baissèrent dans une révérence parfaite. Il les ignora, trop habitué à ces marques de respects pour y porter encore attention. Tout cela était devenu habituel pour lui. Sa vie n'avait rien de bien excitante. Au contraire. Chaque minute qui passait voyait le répéter les mêmes gestes, les mêmes actions, presque les mêmes paroles. Il aurait voulu échapper un instant à cette fichue vie, mais il ne le pouvait pas, même en rêve. Il était le seul représentant masculin de la famille royale, il était donc le seul apte à reprendre le royaume à la mort de son oncle.

Le jeune homme entra dans sa chambre et se dirigea directement dans sa salle de bain. Au centre de cette pièce de taille respectable se trouvait un bassin dont l'eau était tenue continuellement chaude par des servantes.

Il se déshabilla et entra dans le bassin avec un soupir de bien être. Tous ses membres fatigués lui en furent reconnaissant et se relâchèrent lentement. Il se détendit, profitant de ce moment pour se laisser aller à la rêverie. Dans un petit instant, il savait qu'une jeune femme entrerait pour le laver avant de laisser sa place à une autre domestique qui se chargerait de le masser avec des huiles odorantes.

Comme un mécanisme bien rodé, une jeune servante pénétra dans la salle et se dirigea directement vers lui avec des savons et tout un tas de produits dont il ignorait les fonctions et qu'il ne cherchait pas à deviner. Il la laissa faire avec une certaine habitude. Les mains qui frictionnaient doucement son corps le laissaient de marbre. Il y avait longtemps qu'il avait appris à contrôler ses réactions. Son expression demeurait toujours aussi glaciale et rien ne pouvait prouver que les efforts de la servante pour lui plaire provoquaient en lui une quelconque réaction.

Se décourageant, elle termina ses soins et le laissa profiter encore un peu de son bain. Il n'y resta cependant pas bien longtemps. Attrapant une serviette d'une blancheur immaculée, il s'en enveloppa les hanches et se dirigea vers la table de massage sur laquelle il s'allongea sans plus de cérémonie. Ce geste fut comme le signal qu'attendait une autre servante qui apparut alors dans la salle de bain pour s'occuper de son royal maître.

Elle attarda son regard sur le dos musclé de Neji et eut un sourire en pensant y plaquer ses mains. Elle humidifia celles-ci avec des huiles essentielles et commença à masser soigneusement les épaules et le reste du dos du jeune prince qui ferma les yeux pour mieux savourer ce contact.

Les gestes sensuels de la jeune femme lui fit vite comprendre quel désir il suscitait en elle, mais comme pour la première, il n'était pas d'humeur à lui donner satisfaction. En ce moment, l'amour physique ne lui faisait pas envie. Il avait trop de soucis pour se laisser complètement aller comme cela devrait être. Il préférait donc s'abstenir.

Il se laissa palper et masser pendant près d'un heure, puis enfin, il congédia la domestique pour pouvoir se préparer pour le dîner qu'il prenait chaque soir en compagnie de sa famille. Quittant la salle de bain, il se dirigea vers son lit où une tenue de circonstance l'attendait, choisie avec soin par une des servantes détachées à ses appartements. Il ne lui restait plus qu'à l'enfiler...


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Sasuke réfléchissait sans même prêter attention à celle qui le regardait depuis plus d'une demi heure avec un petit sourire amusé sur les lèvres. Trop plongé dans ses pensées, il songeait au plan qu'il venait de mettre au point dans les grandes lignes et qui le satisfaisait largement. Suite à sa conversation avec Naruto, le jeune roi avait convenu que la guerre n'était pas la meilleure solution à son problème avec la famille royale du pays de la glace. Et il avait trouvé une idée qui pourrait remédier à cet obstacle.

Sakura détaillait son fiancé sans aucune gêne. Elle le connaissait depuis maintenant dix ans et elle pouvait deviner lorsqu'il s'égarait dans ses pensées. Elle le laissait alors faire, ne cherchant pas à le ramener à la réalité, en profitant pour admirer sa beauté sans qu'il ne le remarque. Et elle le trouvait terriblement beau dans cette pose sérieuse et réfléchit. Elle aurait pu rester ainsi pendant des heures.

La jeune roi se secoua mentalement en songeant qu'il n'était pas seul dans ce salon et qu'une adorable jeune femme lui tenait toujours compagnie. Il reporta son regard charbon sur Sakura et lui lança un micro sourire. Il aimait la voir fondre dès qu'il lui adressait ce genre de petites attentions.

Il ne savait pas trop ce qui l'avait attiré chez elle. Après tout, elle n'était pas plus belle qu'une autre, même si les traits fin et réguliers de son visage la rendaient terriblement attirante. Et ce n'était pas son mauvais caractère qui devait lui avoir plu dès qu'il l'avait vu. Peut-être ses cheveux roses pâles, couleur pour le moins inhabituelle. Il ne savait pas. Mais une chose était sure, il ne pouvait plus se passer d'elle. Mais cela, il ne l'avouerait sûrement jamais.

La jeune femme ne put s'empêcher de vouloir savoir ce qui tracassait son amant et se donna donc pour mission de lui tirer les vers du nez. Pour cela, elle se rapprocha de lui et s'assit sur ses genoux en entourant son cou de ses bras. Elle murmura sur un ton de conspiratrice qui ne se prend pas vraiment au sérieux.

- Sasuke... Que mijotes tu ?

Il haussa un sourcil dans une expression faussement surprise et considéra la jeune femme qui se tenait sur ses genoux. Comment arrivait elle à lire en lui aussi facilement ? Voilà encore une question à laquelle il avait du mal à trouver une réponse. Néanmoins, il essaya de garder son secret.

- Je ne vois pas du tout de quoi tu parles.

Elle eut un petit rire amusé. Sasuke Uchiwa ne pouvait pas lui mentir à elle, elle le connaissait trop bien pour se laisser avoir. Aussi répondit elle avec une moue déterminée.

- N'essaie pas de te défiler, je te connais trop bien. Alors...?

- Alors rien.

- Sasuke...!

Elle serra les poings, commençant vaguement à s'énerver. Elle détestait qu'il n'ait pas assez confiance en elle pour lui confier ce qui semblait tant le préoccuper. N'était elle pas sa fiancée après tout ? Ne s'aimaient ils donc pas ?

Sasuke reconnut tout de suite la colère dans les yeux de la jeune femme et ne put réprimer un autre sourire. Agacer Sakura devenait chez lui un véritable passe temps qu'il ne se lassait pas de pratiquer. C'était tellement tentant de la faire enrager elle qui s'emportait si facilement. Il suffisait de demander à Naruto qui était devenu champion à ce jeu sans même le vouloir et qui se prenait parfois des coups assez douloureux.

- Je te promets de te mettre dans la confidence, mais pas tout de suite. Pour l'instant, occupe toi juste de me satisfaire.

La jeune fille se calma presque aussitôt. Elle ne pouvait pas lui résister et il le savait très bien. Cela agaçait la jeune femme de ne pas pouvoir faire preuve de davantage de volonté face à lui. Mais elle n'y pouvait rien. Elle l'aimait. Cela expliquait tout.

- Te satisfaire ? C'est à dire ? fit elle sur un ton taquin mêlé de sensualité.

Il ne lui répondit pas. A quoi bon ? Il était beaucoup plus simple de lui montrer ce qu'il attendait d'elle. Posant ses lèvres sur celles de sa fiancée, il ne lui laissa pas la possibilité de continuer son flot de question. Sakura ferma les yeux pour mieux profiter de ce contact, répondant avec ardeur au baiser du jeune roi. Son c½ur bondissait dans sa poitrine comme à chaque fois, et elle ne cherchait pas à le calmer.

Il referma ses bras sur la jeune fille, et approfondit leur baiser. Ils auraient put rester ainsi pendant de longues minutes si la porte de s'était pas ouverte brusquement pour laisser passer une tornade blonde.

Sasuke et Sakura se séparèrent et lancèrent un regard assassin à celle qui venait si grossièrement de les déranger.

La jeune femme qui venait d'entrer sans même imaginer qui pouvait se trouver dans la pièce ne s'aperçut même pas de leur présence et sembla chercher quelque chose dans l'un des meubles de rangements présents dans la salle.

Sakura se sentit profondément déçue d'avoir été ainsi interrompue dans son baiser avec l'amour de sa vie. En cet instant, elle aurait donné n'importe quoi pour assommer celle qui ne semblait même pas leur prêter une quelconque attention. Si elle n'avait pas été son amie, la jeune femme serait sûrement entrée dans une colère noire.

Quant à Sasuke, il n'appréciait pas tant que cela cette interruption de très mauvais goût. Frustré de ne pas pouvoir terminer ce qu'il venait de commencer, le jeune homme fronça les sourcils et sans lâcher Sakura, essaya de garder son calme. Il ne serait pas dit qu'un Uchiwa se laisserait aller à la colère. Mais il ne put tout de même s'empêcher d'apostropher la nouvelle venue avec une froideur à glacer le sang de n'importe qui.

- Je peux savoir ce que tu viens faire là, Temari ?

La jeune femme se retourna vers eux et sembla enfin se rendre compte de leur existence. Elle ne rougit même pas de les avoir déranger et affronta le regard noir du jeune roi avec courage. Oui, la voix glaciale du jeune homme aurait pu terrifier n'importe qui, mais la belle Temari n'était pas n'importe qui...

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Tenten rejoignit enfin l'auberge tant recherchée et espéra qu'elle ne soit pas complète. Il ne manquerait plus qu'elle ne trouve aucune chambre. Mais en cette saison, c'était peu probable. Aussi pénétra t-elle dans la salle commune, qui servait de restaurant aux clients, avec assurance.

C'était une grande pièce, meublée de plusieurs tables et chaises dont quelques unes étaient occupées. Au fond, dans une grande cheminée, un feu brûlait et rôtissait en même temps un cartier de viande qui lui ouvrit l'appétit.

Elle se dirigea vers le comptoir où un homme, probablement le propriétaire, la fixait depuis son entrée. C'était un individu propre sur lui, élégant, quoique ses vêtements ne soient pas non plus de première qualité. Il avait un visage commun, mais qui donnait une impression de confiance et d'honnêteté.

Lui même ne cessait de détailler cette jeune fille qui venait de pénétrer dans son auberge et qui ne ressemblait à personne qu'il eut connu. Loin d'être perdue, elle semblait pleine d'assurance, comme si elle savait exactement ce qu'elle faisait, ce qui était le cas. Il songea que ce n'était sûrement pas une amoureuse venant retrouver son amant. Il n'y avait pas de peur ou de tension dans son regard. Et cela, plus sa jeunesse, le rendait méfiant à son égard.

La jeune fille posa son bras gauche sur le comptoir et demanda d'une voix nette :

- Il vous reste une chambre ?

Le pauvre aubergiste sursauta devant la voix légèrement grave de celle qui lui faisait face. Cette jeune fille était définitivement différente des autres représentantes du sexe faible qu'il avait pu rencontrer jusqu'ici. Il décida de ne rien montrer de la méfiance qu'il ressentait envers elle et ce fut donc d'une voix neutre qu'il lui répondit :

- Bien sûr... Combien de temps compter vous rester ?

Tenten réfléchit un instant. Cela ne devrait pas lui prendre plus d'une nuit, mais la prudence quant à des imprévus, lui fit plutôt tenir ces propos :

- Deux nuits.

- Prendrez vous vos repas ici ?

- Non.

- Alors la chambre seule vous coûte dix pièces d'argent.

Les prix étaient raisonnables. Elle sortit la dite somme de sa bourse et la tendit au tenancier qui la récupéra sans plus d'émotion. Il la rangea avant de chercher une clé dans le petit meuble de rangement qui se trouvait derrière lui. Lorsqu'il trouva ce qu'il cherchait, il la posa sur le comptoir et déclara :

- Voici la clé de la votre chambre. C'est la dernière à droite, premier étage, couloir de droite.

- Merci.

Tenten ne fit qu'une seule constatation. Ce n'était pas l'amabilité qui l'étouffait. Sur cette pensée et sans un autre regard pour le patron de l'établissement, elle s'engagea dans les escaliers pour rejoindre l'étage où se trouvait sa chambre.

Prenant le couloir de droite elle chercha la dernière porte et enfonça la clé dans la serrure pour l'ouvrir. Un déclic lui répondit. Elle pénétra dans la chambre et referma consciencieusement la porte pour éviter que quelqu'un puisse être témoin de ce qu'elle comptait faire.

Avisant la pièce dans laquelle elle se trouvait, elle put distinguer un lit double, une armoire pour ses vêtements, une table de chevet et un petit bureau pour sa correspondance. C'était un endroit agréable et bien entretenu qui lui arracha un petit sourire d'aise. Pour une fois, elle ne prendrait pas de repos dans un lieu sordide comme cela pouvait lui arriver.

Elle jeta la sacoche qui lui servait de valise sur son lit et se débarrassa de sa cape. Comme il ne lui restait plus que son tour de repérage, elle pouvait se séparer de quelques unes de ses armes pour être plus légère. Elle retira donc son épée, ses deux poignards empoisonnés, et ses poings américains qu'elle avait cachés dans ses poches. Elle ne garda sur elle que sa dague et son fouet.

Une fois satisfaite, elle se dirigea vers la fenêtre qui donnait sur la rue et l'ouvrit comme pour faire entrer l'air frais dans la pièce. Elle s'y appuya un moment pour regarder s'il y avait du monde dans la rue à cette heure, et si la hauteur lui permettait de s'évader de sa chambre par là.

Cela semblait tout à fait possible et elle n'hésita pas à glisser son corps entier par l'ouverture pour sauter dans la rue silencieuse. Aussi agile qu'un chat, elle ne fit aucun bruit et se releva sans mal.

La jeune tueuse prit la direction du palais royal tout en remontant la capuche de sa cape sur ses cheveux afin de dissimuler son visage. Rapidement, elle se retrouva devant les grilles qui protégeaient l'enceinte de la demeure royale. Une immense porte gardée par deux sentinelles était encore ouverte à cette heure, mais la jeune fille ne doutait pas qu'elle serait refermée dès les premières heures de la nuit.

Elle fit le tour et remarqua que les cuisines donnaient sur la cour arrière du palais. Des serviteurs s'y engouffraient régulièrement. Ils n'avaient visiblement pas le droit de passer par l'entrée principale. Cela aurait été indécent.

C'était par là qu'elle devrait passer pour rejoindre le grand hall. A partir de là, un itinéraire lui avait été décrit par son commanditaire sur la feuille contenant ses instructions que lui avait remise la belle servante. Il lui serait sûrement aisé de rejoindre la chambre de la princesse Hinata.

Quant aux gardes, ils étaient souvent moins actifs et moins attentifs la nuit. Elle profiterait de cette faiblesse dans la protection du palais.

Après avoir fait un rapide calcul du temps que cela prendrait, elle retourna à son auberge pour prendre un peu de repos avant de passer à l'action vers minuit. Il fallait qu'elle dorme pour être tout à fait efficace.


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Après le dîner, Hinata avait été surprise de voir sa jeune s½ur se rendre dans les jardins privés du palais qui faisaient la fierté du roi Hiashi. Le geste en lui même était tout à fait banal, mais connaissant Hanabi, la jeune princesse songea que quelque chose n'allait pas.

Habituellement, sa s½ur retrouvait directement ses appartements pour prendre du repos. Jamais Hinata ne l'avait vu se rendre à l'extérieur à cette heure.

Elle décida de la rejoindre pour essayer de comprendre ce changement de comportement. Peut-être avait elle un soucis ? Si c'était le cas, elle souhaitait vivement l'aider. Sinon, elle pourrait toujours la réconforter et discuter un petit peu avec elle comme elles le faisaient souvent lorsque leur mère était encore vivante.

Elle suivit donc sa s½ur dans les jardins.

Hanabi n'avait pas le c½ur à se coucher tôt aujourd'hui. Elle avait le pressentiment que le tueur qu'elle avait engagé allait bientôt passer à l'action, et étrangement, cela la terrorisait. Pourquoi avait elle donc fait une telle chose ?

Ces derniers jours, un combat sans merci s'était engagé entre sa volonté d'avoir Neji pour elle seule, et ses remords tellement douloureux. Finalement, c'étaient ces derniers qui avaient remportés la bataille. Avec le recul, elle trouvait cela terriblement stupide. Un véritable caprice d'enfant gâtée. Voilà ce à quoi elle comparait son acte. Neji avait raison de tant la détester. Elle même se dégoûtait à ce moment précis.

Elle se dirigea directement vers le banc le plus proche, celui la même que Shikamaru utilisait pour regarder les nuages. Elle s'y assit et contempla un instant la fontaine qui coulait paisiblement près d'elle. Tout semblait tellement calme, qu'elle aurait pue penser être dans un rêve. Rien ne pouvait seulement prédire que quelque chose d'atroce aller se produire sous peu. Et cela par sa faute.

Elle allait se perdre dans ses pensées, lorsqu'un bruit de pas légers la fit sursauter et tourner la tête dans la direction de sa s½ur aînée. Cette dernière lui lança un petit sourire et lui demanda gentiment :

- Puis je prendre place près de toi ?

Pour toute réponse, la jeune fille lui fit signe de s'asseoir près d'elle. Hinata s'installa à côté d'elle et laissa planer un silence apaisant. Aucune d'entre elles ne semblaient vouloir prendre la parole. Hinata espérait qu'Hanabi se confierait à elle d'elle même, alors que celle-ci espérait que sa s½ur respecte son silence.

Hinata poussa un petit soupir et murmura :

- Il fait bon ce soir, tu ne trouves pas ?

- Hum...

- Tu sembles soucieuse, voudrais tu m'en parler ?

Hanabi crut s'étouffer avec sa salive. Lui parler de ce qui la tracassait tant ? Comment pourrait elle lui avouer qu'elle avait payée un tueur à gage pour mettre fin à sa vie qui lui paraissait gênante quelques jours encore auparavant ?
Jamais elle ne pourrait le lui avouer. Jamais. Et pourtant, elle rêvait de pouvoir se confier à quelqu'un. Mais personne ici ne pourrait la comprendre, et surtout pas sa s½ur.

Hinata prit cette absence de réponse pour de la pudeur de la part de sa cadette. Et aussi, peut-être, pour un manque de confiance en elle. Elle souhaita donc lui prouver qu'elle pouvait tout lui dire. Posant une main réconfortante sur l'épaule de la jeune princesse, la jeune fille lui sourit posément.

- Tu sais, j'aimerais vraiment que tu te confies à moi comme avant. Tu es ma petite s½ur, et je t'aime énormément... Tu n'es pas obligée de te renfermer sur toi même.

- Je ne me renferme pas !

- Alors pourquoi es tu si distante depuis la mort de maman ?

Hanabi tressaillit. C'était une bonne question que celle la. Elle ignorait pourquoi elle était devenue aussi froide avec sa s½ur aînée depuis la perte de leur mère. Il était arrivé tellement de chose à cette époque. Ses sentiments envers Neji s'étaient affirmés. Son père l'avait couvée de toutes les attentions. Et peu à peu, la jalousie avait prit place dans son c½ur. Mais surtout, c'était la tristesse qui avait envahie son âme qui l'avait éloignée de sa s½ur.

- Tu lui ressembles tellement... Quand je te vois, j'ai l'impression que maman est encore vivante, mais ensuite, je me rends compte que ce n'est pas elle, mais toi. Et alors, je me sens encore plus triste qu'avant, et tellement ridicule d'avoir cru qu'elle pouvait encore être auprès de moi, murmura faiblement Hanabi.

Les yeux de la jeune princesse s'embuèrent. Depuis maintenant onze ans, elle n'avait plus adressé un seul mot gentil à Hinata à cause de sa ressemblance avec leur mère. Et aujourd'hui, elle vidait enfin l'amertume qui avait envahit son c½ur et son être. Cela lui faisait tellement de bien de pouvoir lui parler comme avant. Il lui semblait retrouver son innocence de petite fille.

Hinata passa son bras sur les épaules de sa jeune s½ur et la rapprocha d'elle pour lui communiquer sa chaleur et sa tendresse. Elle voulait qu'Hanabi se sente mieux, qu'elle comprenne qu'elle ne lui en voulait pas de sa froideur d'autrefois. Que seuls comptaient les moments où elles étaient proches l'une de l'autre. Elle lui fit avec beaucoup de douceur :

- Tu sais, tu n'es pas la seule à revoir notre mère dans les traits de l'autre. Même si tu as hérité de la beauté
de notre père, tu ressembles bien plus à maman moralement. Tu es aussi courageuse qu'elle. Tu as sa volonté, son énergie, son entrain, sa présence... Parfois, j'aimerais être comme toi... Tu sembles si...invulnérable...si forte. Moi, j'ai l'impression de ne pas mener ma vie comme je le souhaiterais, d'être incapable de tenir tête à quiconque. Je suis jalouse de ton indépendance et de ton caractère impétueux Hanabi.

La jeune princesse laissa couler ses larmes sans même songer à les essuyer. Elle sentait terriblement coupable. Sa s½ur lui parlait avec tant de douceur, d'amour, et elle, elle avait souhaité sa mort. Elle avait vendu la vie de sa s½ur pour cinq cent pièces d'or ! Comment pourrait elle lui pardonner un tel geste ? Elle même ignorait si elle pourrait un jour se déculpabiliser.

Oubliant les convenances, elle se jeta dans les bras de son aînée et la serra contre elle dans une sorte de désespoir muet. Hinata lui rendit son étreinte, ne sachant comment l'interpréter mais sachant que sa cadette avait besoin de son réconfort. Hanabi ne put s'empêcher de sangloter :

- Tu ne devrais pas rêver d'être comme moi. Tu es bien trop pure et honnête pour vouloir ressembler à un ...monstre. C'est moi qui aimerais te ressembler davantage Hinata.

- Pourquoi ...?

Mais la princesse héritière ne put finir sa question. Hanabi s'était arrachée de la douce étreinte de sa s½ur qu'elle ne méritait pas et s'enfuit en courant jusqu'à sa chambre qu'elle refusa de quitter. Elle aurait tout donné pour pouvoir faire marche arrière. Pour ne pas aimer son cousin comme elle l'aimait. Pour ne pas être jalouse à ce point. Pour ne pas refaire la même erreur.

Hinata resta encore un peu sur le banc, essayant de comprendre pourquoi sa petite s½ur s'était traitée de monstre...


Et voila encore un de fini =D J'aime bien la scène de Neji et de Hinata et Hanabi !! J'espère qu'il vous a plus =) Si vous avez des remarques positives ou négatives, n'hésitez pas ! Je ne cherche qu'à m'améliorer =) S'il y a encore des fautes malgré toutes mes relectures, n'hésitez pas à me les souligner dans un com ^^)

Prochain chapitre : Une rencontre... inattendue

PS : Promis dans celui la ils se rencontrent enfin XD

# Posté le samedi 23 mai 2009 14:50

Modifié le vendredi 14 août 2009 16:27